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  Les armes "V" [4]

Dans leur arsenal secret d'« armes miracles », les Nazis ne se contentèrent pas de développer des avions à réaction et des intercepteurs-fusées. Les ingénieurs et techniciens du IIIe Reich furent également les premiers à mettre au point les premiers missiles opérationnels de l'histoire, ancêtres lointains des fusées balistiques intercontinentales, des missiles de croisière actuels et des lanceurs spatiaux modernes.

Bien que paraissant primitives en regard de la technologie d'aujourd'hui, ces armes autoguidées étaient redoutables et à juste titre fort redoutées. Il convient de ne pas les sous-estimer si l'on veut réellement prendre la mesure de l'avance que les Allemands avaient acquis dans ce domaine de pointe.

Une fois lancées, il n'était plus possible de les rappeler ou de les détourner de leurs objectifs et encore moins de les intercepter. Elles étaient capables de se diriger toute seules vers leur cible et de frapper l'ennemi à grande distance, selon une trajectoire prédéfinie, avec une marge de précision et une force destructrice considérable pour l'époque.

Mais le plus terrifiant était qu'elles frappaient aveuglément et sans discernement, n'épargnant ni les enfants, ni les vieillards, ni les nouveaux nés, semant la mort, le chaos et la destruction… Elles tombaient sans prévenir et frappaient comme l'éclair, au hasard, sans qu'aucun indice n'annonce la mort imminente qui fondait du ciel. L'instant précédent, tout était normal. L'instant suivant, un quartier entier avait été rasé et des centaines de civils tués ou blessés. Seuls subsistaient un énorme amas de décombres fumants et un monstrueux cratère à l'endroit où le missile avait percuté la surface du globe.

En pilonnant massivement les Alliés au cœur de leur territoire et en frappant aveuglément les grandes agglomérations urbaines où se concentraient la plus forte densité de la population, l'effet recherché par Hitler était avant tout moral et psychologique. Le but avoué était de terrifier les populations, de frapper d'épouvante les esprits, de désorganiser progressivement la machine de guerre anglo-américaine. L'objectif était de paralyser les gouvernements alliés pour les obliger, à terme et sous la pression de l'opinion publique, à traiter avec l'Allemagne dans la perspective d'obtenir une paix séparée... Dès lors, le IIIe Reich aurait eu tout le loisir de retourner ses forces contre les troupes russes pour écraser l'Union soviétique dans les steppes asiatiques. Du moins était-ce ce qu'espérait et croyait Hitler.

En réponse au « V » pour Victory proclamé par le premier ministre britannique Winston Churchill, Hitler décida, par bravade et sur proposition du Dr. Joseph Goebbels (ministre de la propagande du Reich) de baptiser ces armes terrifiantes Vergeltungswaffen. Ce terme signifie « armes de représailles ». Elles étaient désignées officiellement par le sigle « V », abréviation de l'initiale du nom, conformément au code adopté par la nomenclature allemande.

Parmi ces armes spéciales, les plus élaborées furent le V1, le V2 et le V3.

Le V1 (ou Fi-103) est sans doute la plus célèbre et la mieux connue. Il s'agissait d'une bombe volante autoguidée, propulsée par un pulsoréacteur. Le V2 (ou A4) était une véritable fusée balistique à carburant liquide, d'une conception très sophistiquée et dont le développement, après-guerre, donna naissance aux lanceurs spatiaux américains (Apollo), soviétiques (Soyouz) et européens (Ariane). Quant au V3, de son vrai nom « Hochdruckpumpe » ou « Tausendfüssen » (mille pattes), il s'agissait d'un gigantesque canon à très longue portée pointé sur le cœur de la capitale londonienne et qui recourait à une technologie absolument révolutionnaire. Lui aussi eut une lointaine descendance, puisque le dictateur Saddam Hussein tenta, à la fin des années 1980, de construire un canon inspiré des travaux allemands pour pilonner depuis l'Irak la capitale honnie de l'Etat d'Israël. L'affaire fut éventée et les sections du canon interceptées par les douanes européennes.

L'apparition soudaine et inopinée de ces armes « V » sur le champ de bataille, à partir de juin 1944, frappa de stupeur les Alliés et causa pas mal de souci aux stratèges britanniques et américains. Elle bouleversa la guerre et provoqua, en réaction, la mise sur pied de la plus grande opération de la seconde guerre mondiale, baptisée « Crossbow », visant à détecter, frapper et détruire tout ce qui avait un rapport quelconque avec ces armes révolutionnaires.

Engagées plus tôt, en plus grand nombre et massivement, elles auraient pu changer le sort des armes, modifier l'issue de la seconde guerre mondiale et bouleverser le devenir de la planète… Par chance pour l'humanité, elles arrivèrent trop tard et en trop petit nombre, alors que le IIIe Reich était déjà au bord de l'écroulement et que la chute du Führer était irrémédiable… On n'ose imaginer ce qui aurait pu se passer si Hitler n'avait pas rechigné si longtemps à accorder la priorité absolue à ces armes.

 
 

          
  
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