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[v52]           

  L'ogive tactique [8]

L’ogive tactique renfermant des explosifs à haut pouvoir brisant était placée à la pointe avant de la fusée, dans le cône du nez. Malgré une conception relativement simple comparée au reste du missile, la mise au point de cette ogive exigea un travail considérable des techniciens du centre de recherches de Peenemünde, car elle devait répondre à des spécifications contradictoires. L’explosif devait être le plus puissant possible mais ne devait exploser ni durant le lancement, ni durant la phase d’accélération et la rentrée de la fusée dans l’atmosphère. Il devait donc être insensible aux chocs, à la chaleur et aux fortes accélérations (qui atteignaient un maximum de 6 g au moment de l’arrêt du système de propulsion). Le détonateur avait des contraintes similaires : il devait pouvoir résister à une accélération de 6g et aux intenses vibrations induites par le fonctionnement du moteur-fusée durant la phase d’accélération, et en même temps, être suffisamment sensible pour provoquer l’explosion du V2 au moment de l’impact, tout en réagissant avec un léger temps de retard afin d’avoir un effet destructeur le plus efficace possible. A l’origine, il était prévu que la fusée emporte une tonne d’explosifs, mais ce chiffre dût être revu à la baisse du fait que la structure de l’ogive pesait à elle seule 250 kg, ce qui amena à réduire la charge à 750 kg si l’on voulait respecter la portée de 250 km spécifiée. L’explosif choisit fut l’Amatol, un explosif brisant de très forte puissance, composé d’un mélange de 40 % de TNT et de 60% de nitrate d’ammonium, qui offrait une bonne insensibilité aux chocs et à la chaleur tout en garantissant une forte brisure. Cet explosif était enfermé dans une coiffe en acier conique de 6 mm d’épaisseur, profilée pour offrir le meilleur coefficient de pénétration, de façon que la résistance de l’air n’échauffe pas le nez à plus de 600°C lors de la rentrée du missile dans l’atmosphère. L’explosion de l’Amatol était provoquée par une charge primaire appelée F36, contenue dans un tube cylindrique de 3,5 cm logé au cœur de la charge et qui traversait l’ogive dans le sens de la longueur. Ce tube était rempli de penthrite et communiquait aux deux extrémités avec des détonateurs qui amorçaient simultanément la charge primaire aux deux bouts au moment de l’impact. Cette disposition avait été choisie pour accélérer l’inflammation de la charge principale et obtenir ainsi un meilleur effet brisant.

Le détonateur KZ-3 placé à la pointe du cône de l’ogive

Ce détonateur comportait un contact principal muni d’un dôme déformable et 2 contacts à inertie disposés perpendiculairement entre eux. Quand le dôme du contact principal percutait le sol au moment de l’impact, les coquilles internes et externes se déformaient et entraient en contact, fermant ainsi le circuit électrique qui provoquait la mise à feu. Les deux contacts à inertie perpendiculaires n’étaient là que par sécurité : ils étaient conçu pour fonctionner si par hasard le V2 touchait le sol en douceur, en se vomissant avec un angle d’incidence pratiquement nul, sans que la pointe du contact principal ne percute le sol. Un petit chapeau en silicone était placé à la pointe du KZ-3 pour le protéger durant les manipulation du V2 et éviter la déterioration du du dôme lors du choc de l’impact.

Le détonateur BZ-3 placé à la base du cône de l’ogive

Ce détonateur, placé à la partie inférieure du tube, ne comportait pas de contact déformable mais uniquement deux contacts à inertie fonctionnant selon le même principe que ceux du détonateur avant. L’action d’un seul de ces 5 contacts suffisait à déclencher l’explosion de l’ogive. Chaque détonateur était commandé par un double circuit électrique. Un premier interrupteur, contrôlé par une minuterie, ne fermait le premier circuit que 40 secondes après le lancement, pour éviter une explosion de la charge durant la phase de préparation du tir ou au moment du lancement. Un second interrupteur ne fermait le deuxième circuit qu’après l’arrêt du moteur de la fusée, soit environ 63 secondes après le tir du V2. Etant en série, ces deux interrupteurs commandaient les autres contacteurs. Si le moteur-fusée fonctionnait mal ou venait à s’arrêter précocement et que le second interrupteur se fermait avant le premier, cette redondance permettait de garantir que le détonateur resta désactivé, ce qui évitait normalement l’explosion de la charge si la fusée venait à retomber près du pas de tir. Ce système avait été prévu comme une sécurité pour le personnel chargé du lancement, vu les ratés qui avaient émaillé les essais à Peenemünde durant la phase de mise au point de l’A4. Cependant, ce dispositif ne paraît guère avoir été fiable car il y eut plusieurs fusées qui retombèrent très près de leur point de départ et qui explosèrent malgré tout, sans doute à cause de la violence de l’impact. Durant toute la guerre, on ne trouva que deux têtes de V2 qui n’avaient pas explosé !

 
 

          
  
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