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[v38]           

  Le V1 - Radioguidage [2]

Contrairement à une idée largement répandue mais erronée, aucun V1 tiré en opération durant la seconde guerre mondiale n’a jamais été radioguidé. En revanche, certains d’entre eux (un engin sur sept) étaient radiorepérés, ce qui est bien différent !

On confond trop souvent le radiorepérage et le radioguidage.

  • Le radiorepérage consiste à suivre à distance la trajectoire d’un engin grâce à un signal radio émis par celui-ci. Ce signal est capté par trois stations d’écoute au sol, qui, par recoupement et triangulation des gisements obtenus, permettent de déterminer la position du V1. C’est ce qu’on appelle la radiogoniométrie. Cette technique fournit des informations utiles qui permettent de corriger le réglage des engins suivants, mais en aucun cas de modifier en vol la trajectoire des V1.
  • Le radioguidage consiste en revanche à diriger l’engin à distance, grâce à l’émission depuis le sol d’un signal radio qui permet de modifier ou de corriger le cap du V1 et de changer sa trajectoire pour l’amener droit sur l’objectif.

Durant les derniers mois de la guerre, les Allemands travaillèrent effectivement à un projet de radioguidage du V1 et de nombreux essais dans ce sens furent entrepris au centre de recherches de Peenemünde.

L’objectif recherché était de permettre une correction du vol du V1 en fin de trajectoire, pour ramener l’écart de dispersion de 6 à 2 km à une distance de 400 km. La technique utilisée, mise au point par le DFS, utilisait un émetteur Ortungssender EWALD SAUERKIRSCH d’une puissance de 1 kW, fonctionnant entre 0,5 et 1 MHz. Le V1 catapulté effectuait la majeure partie de son vol sans aide extérieure, sous le contrôle normal du pilote automatique. Une fois arrivé à proximité de l’objectif, l’émetteur embarqué s’activait et envoyait un signal qui était capté par 3 stations d’écoute au sol. Le recoupement goniométrique des 3 gisements obtenus indiquait la position du V1. L’information était aussitôt transmise à une station émettrice qui envoyait une impulsion radio agissant directement sur le gyroscope du V1, permettant ainsi d’éventuels changements ou corrections de cap successifs. En procédant par petites touches répétées, on pouvait ainsi amener la bombe volante droit sur son objectif.

Le projet était très avancé en 1945 et la technique fonctionnait parfaitement. Au moment où le Reich s’effondra, elle était pratiquement au point mais elle ne put toutefois être utilisée en opération.

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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