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[v34]           

  Le V1 - Le compteur [26]

Le compteur (Zählwerk), logé dans le compartiment arrière de la cellule, était un boîtier affichant 4 chiffres à travers une petite fenêtre. Il servait à décompter la distance parcourue par le V1 et provoquait automatiquement la chute du missile lorsque le compteur arrivait à zéro. Le déplacement du V1 était mesuré par la petite hélice du Loch, située à la pointe du nez, qui était actionnée par le vent relatif produit par le mouvement de l’engin dans l’air. Plus le V1 se déplaçait vite, plus l’hélice tournait rapidement. Tous les 50 mètres parcourus, elle envoyait une impulsion électrique vers le compteur, provoquant ainsi la soustraction d’un chiffre.

Le « Zählwerk » était réglé avant le lancement en fonction de l’éloignement de l’objectif. Cette opération était effectuée manuellement dans le bâtiment amagnétique de la base (Richthaus), avant l’installation de l’engin sur la catapulte. Le chiffre introduit n’était ni la distance réelle séparant la rampe de la cible, ni une durée de temps. Il correspondait à la distance du but divisé par le nombre d’impulsions du Loch, le tout corrigé par un coefficient en fonction de l’altitude de vol définie et des conditions atmosphériques annoncées. Ceci explique la précision toute relative des V1, qui tombaient plus ou moins près de l’objectif désigné, selon que les conditions de vol réelles correspondaient ou non au coefficient introduit. On était encore loin des « frappes chirurgicales ». C’est pourquoi les Allemands choisirent toujours des cibles stratégiques de grande importance et suffisamment étendue: agglomérations urbaines, zones portuaires, bassins industriels ou miniers...

Le « Zählwerk » avait trois fonctions :

  1. déverrouiller les fusées d’amorçage de la charge explosive après environ 50 km de vol, de façon à armer les détonateurs de l’ogive tactique. Cet ingénieux dispositif de sécurité permettait d’éviter une explosion accidentelle du V1 durant le catapultage de l’engin, en cas d’incident technique ou de défaillance du missile. Il arrivait en effet fréquemment qu’un V1 rate son décollage ou se crashe à proximité de la rampe de lancement.
  2. Pour les V1 équipés d’un émetteur FuG 23 permettant leur radiorepérage (environ 1 engin sur 7), activer l’émetteur en fin de trajectoire, environ 50 km avant la cible, de façon à déclencher l’émission du signal radio permettant de suivre la trajectoire du missile par radiogoniométrie. L’activation du FuG 23 était produite par une impulsion électrique envoyée par le compteur.

Provoquer la mise en piqué du V1 en fin de trajectoire. Au moment où le compteur parvenait à zéro, le « Zählwerk » déclenchait électriquement l’explosion de deux boulons explosifs situés sous le plan fixe du stabilisateur de queue. Cette action provoquait la chute du V1 et l’arrêt du pulsoréacteur. Le missile plongeait alors comme un caillou vers le sol (ce dispositif est décrit plus en détails dans la rubrique intitulée « Mise en piqué »).

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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