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[v27]           

  Le V1 - Les détonateurs [5]

Le V1 était équipé d’un système de mise à feu très complexe qui combinait trois types de détonateurs différents et plusieurs contacteurs répartis autour du nez du V1. La redondance du système et la multiplication des dispositifs de mise à feu visaient un seul but : éviter à tous prix qu’une carcasse de V1 tombe intacte entre les mains des Alliés et garantir l’explosion du missile dans tous les cas de figure, y compris en cas d’atterrissage sur le ventre ou de défectuosité de un ou plusieurs détonateurs.

  1. Le détonateur électrique principal « EL AZ 106 ». Le système de mise à feu principal était constitué par un tube détonateur à contacts électriques logé dans le nez du V1 et qui traversait de part en part le corps de la charge explosive (dans le sens longitudinal). La fusée de mise à feu EL AZ 106, logée au cœur de la charge, pouvait être déclenchée de trois façon différentes :
    1. Par un percuteur logé dans la pointe du nez (AUFSCHLAGSCHALTER) qui déclenchait l’explosion au moment de l’impact. Ce système de mise à feu principal était celui qui était destiné à fonctionner normalement, puisque le V1 était censé percuter le sol avec une inclinaison très importante à l’issue de sa chute en piqué. Ce percuteur produisait une explosion instantanée et un effet de souffle plus important.
    2. Le détonateur électrique principal EL AZ 106 était également relié à un contacteur ventral (GLEITSCHALTER), en l’occurrence une pédale qui affleurait sous l’avant du ventre du V1. Cette pédale déclenchait automatiquement l’explosion en cas d’atterrissage ou d’impact ventral, notamment dans l’hypothèse où un V1 parvenu à court de carburant se « vomirait » en territoire ennemi.
    3. Enfin, en cas de défectuosité des 2 contacteurs de choc précédents, l’explosion pouvait être déclenchée par une masselotte contenue dans l’allumeur EL AZ 106 proprement dit et qui fonctionnait par inertie.
    La fusée d’allumage EL AZ 106 était montée en tête du tube axial du détonateur et indiquée par un cercle de couleur anthracite. Par sécurité, elle était verrouillée durant la phase de lancement et de catapultage. Elle n’était armée par le compteur électrique (ZÄHLWERK) que lorsque le V1 avait accompli un vol d’environ 60 km, la distance étant décomptée par les rotations du Loch (petite hélice placée à l’avant du nez).
  2. Le détonateur mécanique secondaire « Z 80 A ». Le système de mise à feu secondaire était constitué par une fusée d’allumage mécanique Z 80 A qui était censée fonctionner quelle que soit la position d’arrivée du V1. Elle était logée dans un tube détonateur latéral, disposé perpendiculairement au cône de charge et à l’allumeur principal, et dont l’orifice s’ouvrait au-dessus du nez du V1. Pour éviter toute confusion avec le troisième détonateur, tout proche, cet orifice était indiqué par un cercle blanc. Ce dispositif d’allumage était également verrouillé durant la phase de lancement, pour éviter tout risque d’explosion au moment du catapultage (le V1 était brutalement soumis à une pression de 19 G au moment du tir). Il n’était armé par le compteur électrique (Zählwerk) qu’après 7 à 8 minutes de vol, sous l’effet des impulsions électriques envoyées vers le Zählwerk par la petite hélice du Loch (voir sous Loch).
  3. Le détonateur temporisé « Z 17 Bm ». Un second tube placé juste en arrière du détonateur secondaire contenait une fusée d’allumage mécanique « Z 17 Bm » (MEKANISCHE LANGZEITZÜNDER). A la différence de celle du détonateur secondaire, celle-ci était couplée avec un système d’horlogerie qui déclenchait automatiquement l’explosion après un temps déterminé à l’avance (au maximum 2 heures après le lancement). Le réglage du mouvement d’horlogerie était effectué avant le départ, en fonction de la distance à parcourir jusqu’à l’objectif désigné. Ce dispositif temporisé commandait l’autodestruction automatique de la carcasse au sol, en cas de non fonctionnement des autres dispositifs d’allumage. Il n’était armé qu’après 7 à 8 minutes de vol de l’engin, selon le même principe que celui décrit pour les autres détonateurs. L’orifice du tube de logement de cette fusée était entouré par un cercle rouge pour le différencier de celui de la fusée du détonateur secondaire. Vers la fin de la guerre, sous l’effet de la pénurie, il arriva parfois que cette fusée à temporisation Z 17 Bm fut remplacée par une fusée Z 80 A du même type que celle utilisée pour le détonateur secondaire.
  4. Alimentation du système de mise à feu. Le courant électrique nécessaire au bon fonctionnement des systèmes de mise à feu était fourni par une batterie de bord de 30 V, logée dans la partie arrière de la cellule du fuselage. En cas de défaillance de celle-ci, le relais était assuré par un allumeur par induction ENT 10, comprenant un condensateur, une résistance et deux noyaux induits.
  5. Le système de sécurité. L’armement des différentes fusées d’allumage de la charge n’intervenant qu’après un temps de vol de 7 à 8 minutes (pour les détonateurs mécaniques) ou une distance de 60 km (pour les détonateurs électriques), cela évitait qu’un V1 puisse exploser durant la préparation du lancement ou lors du catapultage. En cas de non fonctionnement de la catapulte au moment du tir, le V1 restait ainsi inerte sur la rampe et le personnel avait tout loisir de procéder aux contrôles nécessaires, l’engin n’ayant pas pris son envol. Cet ingénieux système de sécurité permettait de récupérer sans risque les V1 qui se crashaient à proximité directe ou aux environs de la rampe de lancement, sous réserve qu’ils n’aient pas volé plus de 7 à 8 minutes. Passé ce délai, la fusée à horlogerie était irrémédiablement armée, ce qui impliquait l’autodestruction automatique du V1 après un laps de temps de 2 heures maximum (souvent moins selon la portée de la cible désignée). De nombreuses fermes et villages du nord de la France et de la Belgique en firent les frais et plusieurs habitants payèrent de leur vie le crash prématuré d’un missile avant la côte…
  6. Fiabilité de la mise à feu. Le système de mise à feu extrêmement complexe du V1 garantissait une explosion de la charge dans tous les cas de figure. Sur un total de 2700 impacts de V1 répertoriés, seuls 4 missiles n’ont pas explosés, ce qui représente un taux d’échec de seulement 0,15%.
 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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