PROBLEME

UN PROBLÈME EST SURVENU CONCERNANT L’HÉBERGEMENT DE NOTRE SITE INTERNET ET NOUS NE POURRONS PAS INTRODUIRE DE NOUVEAUX SUJETS POUR UN CERTAIN TEMPS. NOUS VOUS TIENDRONS INFORMÉ DES QUE NOUS POURRONS REPRENDRE LES PUBLICATIONS DE NOUVEAUX SUJETS.
Chercher  
Association Fort de Litroz
Association Fort de Litroz
www.fortlitroz.ch
www.fortlitroz.ch

   Position de Litroz - Tête Noire
   Position de Châtelard - Giétroz
   Position de Finhaut
   Position de La Forclaz
   Les positions DCA
   Documents historiques
La région fortifiée du Léman au Gd St Bernard
Le secteur central: région St-Maurice
Secteur nord: secteur du Chablais
Secteur sud: secteur du Gd-St-Bernard
Secteur ouest: secteur du val de Trient
Autres forts suisses
Descriptions techniques
Documents historiques
Armes Suisses
Géostratégie
La Suisse en armes
Découverte du mois
Plans d'invasion de Hitler
Les armes secrètes de Hitler
   Les armes V
      V1
         Concept général
         Les précurseurs du V1
         Origines
         Développement
         Mise au point
         Essais de tir
         Perfectionnements
         Modèles
         Désignations
         Cellule
         Voilure
         Loch
         Compas magnétique
         Ogive tactique
         Charge explosive
         Détonateurs
         Carburant
         Air comprimé
         Altimètre
         Pilote automatique
         Gyropilote
         Gyroscopes auxilliaires
         Compteur
         Winkelschuss
         Mise en piqué
         Radiorepérage
         Radioguidage
         Propulsion
         Pulsoréacteur
         Fonctionnement
      V1 Hückepack
      V2
      V3
      Bombe atomique allemande
   Bases secrètes du IIIe Reich
   Les avions à réaction du IIIe Reich
   Les avions fusées du IIIe Reich
   Les intercepteurs-fusées du Reich
   Missiles du IIIe Reich
   Les mistel
   Les VTOL du IIIe Reich
   Les Panzers du diable
   Armes spéciales
   Secrets du IIIe Reich
5000 ans de fortifications
Activités club Litroz
Litroz jour après jour

Vidéos
Infos touristiques

ALPYFORT


[v26]           

  Le V1 - La charge explosive [1]

La charge contenue dans l’ogive tactique des V1 était composée de 830 kg d’explosifs sous forme pâteuse.

Le type d’explosif utilisé durant la phase de déploiement des V1 a évolué au fur et à mesure des recherches menées à Peenemünde pour améliorer les performances de la bombe volante.

En juin 1944, au moment du déclenchement de l’offensive V1 sur Londres, la version de base standard du missile (Fi-103 A1) emportait une charge constituée d’AMATOL 39A (60 % d’Amatol + 40 % d’ammonite H8).

Au cours de l’été 1944, cet explosif fut progressivement remplacé par le TRIALEN 105, puis par le TRIALEN 106 qui équipèrent bientôt un nouvelle version de la bombe volante, le Fi-103 B2. Le premier V1 équipé de TRIALEN 105 fut tiré en opération le 18 juillet 1944 par le 155 Flak Regiment. La puissance de ces nouveaux explosifs avait été accrue respectivement de 70% et 80% par rapport à l’AMATOL originel. Cela était dû notamment à l’ajout de poudre d’aluminium qui conférait une plus grande puissance brisante à l’explosif, augmentant ainsi considérablement son pouvoir destructeur et l’onde de choc dévastatrice provoquée par l’effet de souffle. L’observation des dégâts obtenus avec ces nouveaux explosifs ultra-brisants montrait que 830 kg de TRIALEN 105 avaient le même effet destructeur qu’une bombe classique de 2000 kg ! L’impact d’un seul V1 était capable de raser un pâté de maison tout entier. L’utilisation de ces nouveaux explosifs se révéla toutefois dangereux car ils étaient par définition très instables et requéraient une prudence accrue durant les phases de convoyage, de manipulation et d’installation de l’ogive. C’est pourquoi les ogives chargées de TRIALEN portaient une croix de Saint André rouge, peinte en évidence sur les deux côtés du cylindre de l’enveloppe.

Au printemps 1945, il devint bientôt impossible de continuer à produire du TRIALEN. L’Allemagne, dont les industries et les voies de communication avaient été détruites ou ruinées par les bombardements stratégiques, souffrait d’une grave pénurie dans tous les domaines. Les ultimes V1 tirés durant les dernières semaines de la guerre furent donc chargés de DONARIT ou de MONACHIT, des explosifs assez pauvres et de mauvaise qualité, généralement utilisés dans les mines. L’effet destructeur était évidemment très inférieur.

Composition des explosifs :

AMATOL 39A60% d’Amatol + 40% d’ammonite H8 (voir plus bas le détail des composants).
TRIALEN 10570% de TNT (trinitrotoluène) + 15% d’exogène + 15% de poudre d’aluminium.
TRIALEN 10650% de TNT (trinitrotoluène) + 25% d’exogène + 25% de poudre d’aluminium.
DONARIT12% de TNT (trinitrotoluène) + 80% de nitrate d’ammonium + 4% de poudre de bois + 4% de nitroglycérine.
AMATOL50% de trinitrobenzine + 35% de nitrate d’ammonium + 15% d’exogène.
AMMONITE H850% de nitrate d’ammonium + 25% de nitrate de chaux + 10% de pentaaerythrite + 15% d’exogène.
EXOGENEComposant destiné à accroître la puissance de l’explosif. L’exogène était composé de cyclonite additionnée de 5% de cire.

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
Association Fort de Litroz - J.-C. Moret©   2002 - 2017