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[v25]           

  Le V1 - L'ogive tactique [5]

La charge explosive de la version standard du V1 (Fi-103 A1) était composée de 830 kg d’explosif sous forme pâteuse. Elle était contenue dans une ogive cylindrique qui formait le tronçon avant du fuselage, entre le cône du nez et le réservoir. Les parois de cette enveloppe en acier mesuraient 2,1 mm d’épaisseur.

Le type d’explosif utilisé a évolué au fur et à mesure des progrès de la recherche à Peenemünde pour accroître les performances du missile. Les dernières versions du V1 lancées durant l’hiver 1944/45 et le printemps 1945 comportaient souvent des explosifs différents de la version de base.

Pour des raisons de sécurité et de production, l’ogive tactique était fabriquée, conditionnée et transportée séparément de la cellule. L’explosif était introduit dans l’enveloppe sous forme liquide, grâce à un orifice circulaire situé dans l’axe du cylindre de l’ogive, sur la partie frontale. Cette opération s’effectuait en usine, sur le lieu de production. Durant le convoyage vers le front, l’ogive tactique était placée à l’intérieur d’un carcan de transport qui facilitait sa manutention et permettait son chargement et son déchargement rapide grâce à des engins de levage (grue, palans).

Durant la phase de production et de transport du V1 jusqu’aux dépôts avancés (FELDMULAG), elle était remplacée par une fausse ogive pour permettre le montage et l’assemblage des deux premiers tronçons de la cellule (pointe et cône du nez). Cette ogive factice était ensuite remplacée par la véritable ogive tactique dans les dépôts avancés, avant l’acheminement des missiles vers les sites de lancement.

La mise à feu de la charge était déclenchée par un système complexe de détonateurs à fusées électriques et mécaniques, combinés avec plusieurs contacteurs et avec un système d’horlogerie. La redondance du système garantissait l’explosion systématique du missile dans tous les cas de figure, y compris en cas d’atterrissage sur le ventre ou de défectuosité de l’un ou l’autre des détonateurs. Cette multiplications des systèmes de mise à feu n’avait qu’un seul but : éviter à tous prix qu’un V1 tombe intact aux mains des Alliés et garantir une fiabilité de fonctionnement proche de 100% (sur 2700 chutes répertoriées, seuls quatre V1 n’ont pas explosés, soit un taux d’échec de 0,15 %).

A quantité égale, l’effet destructeur de la charge du V1 était 1,5 fois supérieur à celle du V2, mais cette différence était compensée par l’incroyable vitesse d’inertie de la fusée balistique qui renforçait considérablement sa force de frappe et sa puissance de choc au moment de l’impact. L’effet de souffle causait, à lui seul, des dégâts gigantesques dans un très large périmètre autour du point de chute… Un V1 était capable de souffler un pâté de maison, un V2 pouvait carrément raser un quartier…

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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