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[v16]           

  Le V1 - Mise au point [1]

Suite aux premiers essais concluants effectués en décembre 1942, l’année 1943 est entièrement consacrée à la mise au point du Fi-103 et à l’élimination progressive des nombreux défauts de jeunesse inhérents à tout nouveau projet. La multiplication des catapultages au centre de recherches de Peenemünde révèle en effet rapidement qu’il demeure une foule de problèmes techniques à résoudre. A l’évidence, les ingénieurs maîtrisent les divers éléments composant le missile, mais leur combinaison et leur synchronisation posent encore de nombreuses difficultés. On choisit donc de multiplier les tirs d’essais et de procéder à des tests de fiabilité. Ce n’est qu’une fois cette étape franchie que l’arme pourra réellement être déclarée opérationnelle…

mai-juin 1943:Construction de deux nouvelles catapultes sur le pas de tir de Peenemünde pour procéder aux essais destinés à la mise au point de la rampe de lancement définitive. En tout 5 catapultes seront finalement construites au centre de recherches de Peenemünde.
26 mai 1943:La Kommission für Fernschiessen ( commission pour le tir à longue portée ), chargée de superviser le développement et la production en série des nouvelles armes stratégiques, se réunit à Peenemünde sous la présidence du Prof. Waldemar Petersen pour effectuer des tests comparatifs entre la fusée balistique A4 (futur V2) et le missile de croisière FzG-76 (futur V1). Outre le Pr. Petersen, la commission comprend le Generalfeldmarschall Erhard Milch, le Grossadmiral Karl Dönitz, le General Olbricht, l’Oberst Graff von Stauffenberg, le Generaloberst Fromm, ainsi que le ministre de l’armement et des munitions Albert Speer et son collaborateur Otto Saur. Le but est de comparer les caractéristiques et les performances des deux engins, de juger l’état d’avancement des deux projets et de déterminer leur potentiel militaire respectif en vue d’une mise en œuvre opérationnelle. L’enjeu est de taille car il s’agit de déterminer le degré de priorité à accorder au développement des deux projets concurrents, l’un étant soutenu par l’armée de terre (A4 / V2), l’autre par la Luftwaffe (FzG-76 / V1). Après diverses explications techniques en présence du général Walter Dornberger, de Werner von Braun et des principaux ingénieurs et techniciens des deux groupes de recherches de Peenemünde, on procède au tir de 2 fusées A4 puis au catapultage de 2 bombes volantes FzG-76 au-dessus de la Baltique. Le lancement des A4 (V2) de l'armée de terre est un succès total tandis que les deux FzG-76 de la Luftwaffe retombent lamentablement dans les flots à quelques centaines de mètres du rivage. Les partisans du FzG-76 sont consternés et croient le projet « KIRSCHKERN » définitivement condamné. Mais la commission décide finalement d’accorder la plus haute priorité au développement parallèle des deux 2 armes vu leur complémentarité et leur différence, les avantages de l’une compensant les désavantages de l’autre. La Heer aura donc son V2 et la Luftwaffe son V1…
1er juin 1943:Le Generalleutnant Von Axthelm, chef du projet KIRSHKERN, décide de créer le LEHR UND ERPROBUNGSKOMMANDO « E8 ». Cette unité spéciale, de l'ordre d'une compagnie, est chargée de mettre au point les méthodes et les protocoles de tir du futur V1 et de servir d'école au feu pour former le personnel destiné à servir l'« arme miracle ».
16 juin 1943:Sur cinq FzG-76 catapultés de Peenemünde, quatre s’écrasent au sol dès le départ suite aux nombreux problèmes techniques dont souffre encore le nouveau missile.
18 juin 1943:A Berlin, le Reichsmarschall Göring, le Feldmarschall Milch et le generalleutnant von Axthelm établissent un programme de production du futur V1. Ce programme prévoit la sortie d’usine de 100 engins FzG-76 dès le mois d’août 1943, puis un accroissement régulier de la production pour atteindre 5000 FzG-76 par mois à partir de mai-juin 1944. La construction devrait ensuite se stabiliser à ce chiffre.
19 juin 1943:A Peenemünde, réussite du premier lancement d'un FzG-76 en configuration opérationnelle, avec une catapulte inclinée à 45°. L'engin frôle les côtes de l'île de Greifswalder Oïe et parcourt une distance de 120 km à une altitude moyenne de 1000 mètres, avant de chuter dans les flots de la Baltique au large de l'île de Bornholm.
26 juin 1943:Catapultage avec succès du 65ème FzG-76 qui parcourt sans problème 234 km au-dessus de la Baltique, prouvant ainsi que l’élimination des défauts de jeunesse progresse rapidement. La nouvelle « arme miracle » de la Luftwaffe (Wunderwaffe) est jugée suffisamment proche du stade final de développement pour envisager de lancer la première étape de la production en série, conformément au programme établi en juin. Le but avoué est de permettre un déploiement opérationnel sur le front le plus rapidement possible.
1er juin 1943:L'Oberst Max Wachtel, est nommé Kommandeur du LEHR UND ERPROBUNGSKOMMANDO « E8 » par le général von Axthelm.
Juillet 1943:Un FzG-76 catapulté de Peenemünde parcourt 240 km en ligne droite au-dessus de la Baltique et percute les flots à moins de 800 m du point prévu, au large de l'île de Bornholm. La mise au point arrive à terme, la majorité des défauts de jeunesse ayant enfin été résolus.
29 juillet 1943:Premier bilan de l’état d’avancement de la mise au point de l’engin. A cette date, 16 FzG-76 ont été largués par avions et 68 autres catapultés du sol. Sur les 68 engins lancés de Peenemünde, environ un tiers est resté sur la catapulte suite à une défaillance technique, une partie est retombée aux environs immédiats de la rampe de lancement et 28 ont effectués un vol avec succès, conformément au programme établi. Sur ces 28 engins, 90% sont tombés dans un cercle de 10 km de rayon autour de la cible désignée et 50% à l'intérieur d'un cercle de seulement 5,7 km de rayon. L'un a même parcouru 225 km à 625 km/h et à une altitude de vol de 1300 mètres. Sur la base de ces résultats, la portée opérationnelle du futur V1 est fixée par les ingénieurs de Peenemünde à 250 km, avec une précision d'environ 6 km à cette distance.
16 Août 1943:Le taux de réussite des lancements par catapultage grimpe progressivement à 60%, suite aux corrections opérées sur la base des données récoltées durant les premiers essais. En prévision du futur déploiement tactique du FZG-76, le Général von Axthelm, responsable du projet « KIRSCHKERN », ordonne de constituer et d’entraîner une unité spécifiquement chargée de la mise en œuvre opérationnelle du missile : le 155. FLAK REGIMENT. Il nomme à sa tête l'Oberst Max Wachtel, parallèlement à ses fonctions premières de Kommandeur des Luftwaffenversuchplatzes Peenemünde (commandant du centre d’essais de la Luftwaffe de Peenemünde).
9 novembre 1943:Dans la perspective de leur déploiement tactique dans le cadre d'une offensive de grande ampleur, Hilter décide de regrouper tout ce qui touche au V1, au V2 et au V3 sous un seul commandement. A cet effet est créé le LXV. Armee Korps (LXV A.K.) placé sous l'autorité suprême du général Erich Heinemannn, chargé de la mise en œuvre opérationnelle des « Wunderwaffen » (armes miracles).
1er déc. 1943:Achèvement de la mise au point de la bombe volante FZG-76 qui est officiellement déclarée opérationnelle par la Luftwaffe. Le déploiement tactique du FzG76 et le déclenchement de l’offensive des « armes miracles » est théoriquement prévu pour la fin de l’année 1943. En réalité, il faudra encore attendre 6 mois pour assister au premier tir d’un V1 sur le front, dans la nuit du 12 au 13 juin 1944... Les prévisions de production doivent être revues à la baisse car les engins qui sortent des chaînes d’assemblage représentent environ 100 unités par mois. Cela ne représente que le dixième du chiffre prévu et les officiels réalisent que la constitution d’un stock de missiles suffisant prendra du temps. L’offensive est repoussée dans un premier temps à février 1944, puis ajournée au début juin. La surprise du débarquement allié sur les côtes de Normandie retardera finalement son déclenchement de quelques jours…

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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