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[v15]           

  Le V1 - Développement [12]

27 avril 1942:Après avoir subi plusieurs modifications, le projet de bombe volante « ERFURT P.35 », développé en commun par FIESELER (ing. Robert Lüsser) et ARGUS (ing. Günther Diedrich, Fritz Gosslau et Manfred Christian), aboutit enfin à une solution viable et réalisable. L’engin est officiellement baptisé FIESELER 103 (Fi-103), conformément à la nomenclature aéronautique allemande (nom du constructeur + numéro d’ordre).
10 juin 1942:Les représentants des firmes FIESELER et ARGUS sont convoqués à Berlin au Reichsluftfahrtministerium pour présenter le concept de la bombe volante Fieseler Fi-103 au Generalfeldmarschall Erhard Milch, inspecteur général de la Luftwaffe et Secrétaire d’Etat à l’Aviation.
19 juin 1942:La décision de développer sans tarder le Fi-103 au centre de recherches de La Luftwaffe de Peenemünde-West est officiellement entérinée à Berlin par le Generalfeldmarschall Milch. Le projet, utlra secret, est classé prioritaire sous le nom de code « KIRSCHKERN » (noyau de cerise), dans le cadre du programme global d'armes spéciales « VULKANSPROGRAMM ». On décide d'associer deux nouvelles firmes au développement de la bombe volante: ASKANIA pour la conception du pilote automatique (Ingénieurs Hermann Pöschl et Kurt Wilde) et HANS WALTER KIEL pour la conception de la catapulte pneumatique.
27 août 1942:Pour des raisons de préservation du secret, la poursuite du développement du missile Fi-103 est officiellement transférée au centre de recherches secret de La Luftwaffe de Peenemünde-West (ERPROBUNSTELLE DER LUFTWAFFE KARLSHAGEN), sous la supervision de l'ingénieur en aéronautique Rudolph Bree. Le Generalleutnant Walther von Axthelm, commandant en chef de la FLAK allemande, est nommé responsable en chef du projet « KIRSCHKERN ».
30 août 1942:Robert Lüsser, ingénieur de la société FIESELER FLUGZEUGENBAU, achève la construction de la cellule du premier prototype pour pouvoir procéder à une première évaluation du pulsoréacteur ARGUS As 109-014 développé par ARGUS MOTORWERKE et fournissant 350 kgp de poussée.
1er sept. 1942:1ère évaluation de la cellule équipée d’une tuyère expérimentale sous le ventre d’un Messerschmitt Me-109, puis d’un Me-110. Elle révèle que l’aérodynamisme de la tuyère expérimentale pose de graves problèmes à grande vitesse et doit être modifiée.
28 octobre 1942:A Peenemünde, on procède au premier essai en vol plané d’un Fi-103 non motorisé, largué en altitude par un quadrimoteur Focke-Wulf Fw-200 « Kondor ». La cellule se comporte parfaitement et répond aux attentes du constructeur. Durant l’automne, on procède parallèlement à un essai de catapultage d’une cellule dépourvue d’aile mais avec moteur allumé.
10 déc. 1942:Un Fzg-76 est suspendu sous un quadrimoteur Focke-Wulf Fw-200 « Kondor » pour procéder en vol à un premier test de la cellule avec pulsoréacteur allumé. L’engin n’est pas largué mais le résultat est concluant. Parallèlement, la firme RHEINMETALL BORSIG est chargée de construire une première catapulte expérimentale sur le Prüfstand 1 de Peenemünde. Elle comporte un chemin de roulement de 80 m de longueur, installé sur un talus incliné à 3,5°, sur lequel circule un chariot entraînant le berceau supportant le Fi-103 propulsé à 360 km/h. L’angle d’incidence est calculé pour que la bombe soit arrachée automatiquement du berceau par la simple portance de l’air. Les 20 derniers mètres de la rampe sont utilisés pour freiner le chariot.
24 déc. 1942:Premier essai de catapultage d’un Fi-103 avec pulsoréacteur allumé depuis la rampe expérimentale du Prüfstand 1 de Peenemünde-West. L’engin lancé parcourt avec succès une distance de 3 km en ligne droite avant de s’abîmer dans les flots de la Baltique. Le concept fonctionne !
28 déc. 1942:1er largage en vol d’un Fi-103 avec pulsoréacteur allumé depuis un avion porteur. L’engin largué atteint une vitesse maximale de 500 km/h au lieu des 725 km/h espérés, avant de plonger dans les eaux de la Baltique. La réussite est totale, validant ainsi le concept de la bombe volante. Le début des essais en vol est programmé pour février 1943.

Pour des raisons de dissimulation vu le caractère ultra secret du projet « KIRSHKERN », le Generalleutnant von Axthelm décide de rebaptiser l’engin FLAKZIELGERÄT 76 (« engin-cible n°76 »), abrégé FZG 76 dans la documentation allemande.

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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