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ALPYFORT


[t37]           

  L'entrée des ouvrages fortifiés suisses [11]

Dans la mesure du possible, l’entrée des fortifications suisses s’ouvre à contre-pente ou sur la façade arrière de l’ouvrage, pour la soustraire complètement à la vue et au feu de l’ennemi. A défaut, elle est disposée perpendiculairement à l’axe d’attaque et dissimulée dans un repli du terrain ou à l’abri d’un surplomb, pour la défiler des « coups d’embrasure ». Il existe de rares exceptions à cette règle, notamment pour des petits fortins de montagne construits par la troupe, du fait des contraintes topographiques inhérentes au relief.

Pour la rendre moins repérable, elle est généralement dissimulée derrière un treillis de camouflage métallique, peint en trompe l’œil (faux rocher), qui fait écran à la vue et rétablit l’aspect général du terrain en supprimant les ombres portées du béton ou de la galerie d’accès. Cet art subtil du « mimétisme » été perfectionné à un très haut niveau par l’armée suisse qui possédait carrément des spécialistes en la matière. Ces treillis, placés à demeure au niveau de la paroi de rocher, ont été installés durant la guerre froide, pour mieux dissimuler les ouvertures. Ils n’existaient pas à l’origine. Le seul camouflage existant durant la seconde guerre mondiale était directement peint sur le béton.

La grille d’entrée

L’accès menant à l’entrée est généralement barré par une solide grille à barreaux en acier zinguée, installée entre le camouflage et la porte blindée. Elle empêche les intrus de s’approcher de celle-ci et de s’aventurer jusqu’à la prise d’air.

La porte blindée

En règle générale, la porte blindée est décalée vers l’intérieur de la galerie, en retrait de la paroi de rocher, de façon à l’encastrer dans le roc et à ménager un surplomb naturel qui la protège des bombardements et des tirs de contrebatterie.

Les ouvrages d’infanterie les plus petits ne comportent qu’une porte blindée. Les plus importants en comptent généralement deux, séparées par une courte galerie faisant office de couloir d’entrée (mais pas de sas anti-gaz, situé en arrière des portes blindées). Ce couloir présente généralement un tracé brisé (chicane, coude, tracé curviligne ou simple décrochement angulaire), de façon à défiler la deuxième porte blindée et à protéger l’intérieur de l’ouvrage contre les tirs d’enfilade.

L’épaisseur du blindage des portes est généralement faible (10 à 30 mm maximum). Il offre uniquement une protection contre les éclats et les armes d’infanterie de petit calibre. Les vantaux comportent généralement un créneau de tir équipé d’un volet d’obturation, pour la défense rapprochée de la porte.

 
 

          
  
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