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  La Patrouille des Glaciers 2006

Une course mythique

La célèbre " Patrouille des Glaciers " est une course mythique qui a lieu tous les 2 ans à la même époque (fin avril), dans les Alpes valaisannes suisses. Elle est entièrement organisée et encadrée par l'Armée Suisse, sous la direction du général de brigade Marius Robyr. Plus de 1500 soldats du Corps de Montagne 3 y travaillent d'arrache pied, soit dans le cadre de leur cours de répétition ou comme volontaire bénévole.

La " Patrouille des Glaciers " est sans doute l'épreuve d'endurance à ski la plus difficile, la plus longue et la plus éprouvante au monde. Les concurrents affluent par milliers de toute la planète, y compris de Chine, de Russie ou des Etats-Unis. De nombreux pays ou corps de troupes prestigieux (Chasseurs alpins français, Alpini italiens, Gebirgsjäger allemands, U.S. Marines, SAS britanniques, armées russe et chinoise, etc.) y détachent officiellement des patrouilles militaires pour participer à ce terrible test d'endurance et de volonté… Contrairement aux autres épreuves du même genre, elle se court par patrouilles de 3 concurrents, dans l'esprit de la montagne, à travers des paysages de glace et de roc qui sont féeriques sous le soleil mais qui peuvent très rapidement se transformer en un véritable enfer de glace et de neige par blizzard ou brouillard. Ce fut notamment le cas lors de l'édition de 1986 que certains ont ironiquement rebaptisé " patrouille des glaçons " tant les conditions étaient épouvantables (la course fut d'ailleurs interrompue).

L'épreuve consiste à relier Zermatt à Verbier (distants de 40 km à vol d'oiseau) par les montagnes et les glaciers des Alpes valaisannes, en coupant transversalement les vallées et les chaînons englacés du massif. Soit un parcours de haute altitude représentant à peu près 100 km effort, à réaliser en partie de nuit, dans un désert de neige et de glace, à l'écart de toute occupation humaine…mais sous l'encadrement étroit de l'Armée suisse qui en assure la sécurité et le bon déroulement…

Une épreuve exclusivement militaire à l'origine

L'origine de cette course remonte à la seconde guerre mondiale, époque où de nombreux détachements à ski patrouillaient inlassablement le long de la crête des Alpes marquant la frontière italo-suisse. Au départ, il s'agissait d'une épreuve purement militaire, réservée uniquement aux soldats alpins de l'infanterie de montagne suisse. Son but était d'endurcir et d'entraîner les fusiliers de montagne, par une saine émulation sportive. A l'époque, il n'y avait aucun parcours défini ni aucun encadrement pour assurer la sécurité. Les patrouilleurs choisissaient eux-même leur itinéraire à travers les glaciers, en fonction des conditions du moment et de leurs connaissances de la montagne. Après quelques éditions, la course fut malheureusement interdite à la fin des années 1940, suite à un dramatique accident qui entraîna la mort d'une patrouille entière, précipitée dans une crevasse sur le Plateau d'Hérens… La course ne fut ressuscitée par l'Armée qu'en 1984, sous l'impulsion conjointe du capitaine-guide Camille Bournissen, du major Rodolphe Tissière et du colonel Martin, alors commandant en chef de la Division de Montagne 10. C'est alors qu'il fut décidé de l'ouvrir aux concurrents civils… L'engouement et l'enthousiasme suscité par cette épreuve militaire n'ont cessé de croître depuis lors et l'incroyable succès rencontré en 2006 (il a malheureusement fallu refusé plus de 1000 concurrents !) témoigne de l'aura légendaire qui entoure cette course unique en son genre, tant par la philosophie qui prévaut que par la chaleureuse camaraderie et l'esprit montagnard qui la caractérise…Merci au Général Robyr d'avoir su maintenir cet esprit qui fait toute la saveur et l'originalité de cette course mythique !

Le parcours

Partis de Zermatt (1600 m) au beau milieu de la nuit, les concurrents effectuent la moitié du parcours dans la nuit complète, à la seule lumière de leurs lampes frontales. Ils montent tout d'abord à la cabane de Schönbiel, au pied de la face nord du Cervin, remontent ensuite le glacier du Stöckji, franchissent une impressionnante barre de séracs pour finalement déboucher à Tête Blanche (3650 m), point culminant du parcours, sur l'arête frontière marquant la limite entre la Suisse et l'Italie. Ils traversent à ski l'immense désert de glace du Plateau d'Hérens jusqu'au col de Bertol (3300 m), au pied de la cabane du même nom, pour dévaler brutalement jusqu'à Plan Bertol et rejoindre le fond de la vallée à Arolla (2000 m), perdant ainsi pratiquement toute l'altitude qu'ils avaient gagnée depuis Zermatt. D'Arolla, situé à peu près à la moitié du parcours et que les concurrents atteignent peu avant l'aube, ils remontent jusqu'au vertigineux col de Riedmatten (2900 m) pour plonger dans le précipice en dévalant " en sorcière " (les bâtons entre les jambes servant de " freins " !) un étroit couloir de glace qui les conduit au Pas du Chat (2700 m), sur les bords du Glacier de Cheillon, d'où ils plongent vers les eaux du Lac des Dix, totalement figé par la banquise… Ensuite vient l'interminable et pénible faux-plat le long du lac juqu'à La Barmaz (2500 m), sous des pentes exposées aux risques d'avalanche et que les meilleurs avalent au pas de patineur, en s'arc-boutant sur leurs bâtons. A la Barmaz, il faut, une fois de plus, remettre les peaux aux skis pour remonter un vallon et attaquer l'ascension du terrible et redouté couloir de La Rosablanche que l'on gravit par 1000 marches taillées dans cette cheminée de glace qui conduit les concurrents jusqu'à 3300 m d'altitude. Le parcours franchit ensuite le Col de Momin, puis le Col de La Chaux (2600 m), avant la plongée finale et libératrice sur la cuvette de Verbier (1500 m), via les Ruinettes (2000 m)…

Une incroyable épreuve d'endurance

Entre les montées et les descentes, le tout représente à peu près 8000 m de dénivelé en dents de scie, soit à peu près l'équivalent de la hauteur de l'Everest… Le tout avalé en quelques heures et d'une seule traite, dont la moitié effectuée dans l'obscurité la plus complète et à une altitude toujours comprise entre 2000 et 4000 m ! Bref, un véritable exploit sportif, mais surtout humain, tant les visages grimacent et se crispent sous l'effort et la volonté… Les meilleurs réussissent à effectuer le parcours en 6 heures à peine, un véritable exploit quand on sait qu'il faut environ 3 à 4 jours aux alpinistes qui font la " Haute Route " Chamonix - Zermatt pour réaliser le même parcours…

Les photos

La galerie de photos qui suit ne présente pas la course elle-même. Elle illustre quelques instantanés de la vie du petit détachement chargé en 2006 du poste de contrôle du Pas du Chat, l'un des postes les plus reculés et isolé du parcours…Ce détachement, qui logeait à la cabane des Dix, comprenait des soldats valaisans et tessinois, des guides, des conducteurs de chien d'avalanche ainsi que plusieurs médecins... Ils se reconnaîtront. Je profite de l'occasion pour leur adresser un salut amical et pour les remercier encore une fois pour l'excellent travail réalisé lors de cette édition ainsi que pour la chaleureuse ambiance qui a prévalu (comme toujours) parmi notre petit groupe de montagnards! Les clichés ont été glanés au fil de la semaine passé en haute altitude, sur le Glacier de Cheillon, au poste ou à la cabane…

          
  
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