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  Les intercepteurs-fusées du Reich [8]

Dès le début des années 1940, il était devenu évident que les grosses pièces de l'artillerie antiaérienne conventionnelle étaient entrées dans l'ère des rendements décroissants, et seraient donc de moins en moins capables de faire face à l'arrivée de nouveaux bombardiers volant de plus en plus vite et de plus en plus haut. Heureusement, le potentiel de développement des missiles et avions sans pilote semblait infiniment plus prometteur. Puisque les V1 et V2 étaient appelés à remplacer les bombardiers que le Reich n'avait plus les moyens de construire, pourquoi, se dirent les ingénieurs, ne pas tenter d'en extrapoler des versions plus petites, capables quant à elles de remplacer tout à la fois les chasseurs et les canons antiaériens de la Luftwaffe (1), et ce en interceptant à haute altitude, et de manière imparable, les bombardiers ennemis ? Naquirent ainsi une poignée de véritables missiles - comme le Schmetterling, l'Enzian, le Wasserfall, ou encore le Rheintochter - mais qui ne furent efficaces que bien après la guerre,... et uniquement aux mains des vainqueurs de l'Allemagne... Aux traditionnelles difficultés techniques déjà rencontrées sur les V1 et V2 s'y ajoutait en effet une autre, bien plus rédhibitoire : l'impossibilité d'assurer un guidage précis vers la cible. En effet, si la notoire imprécision des V1 et V2 (qui tombaient n'importe où dans un rayon de plusieurs kilomètres) ne constituait pas un handicap majeur - ces engins ne visant que des grandes villes - il en allait tout autrement des missiles antiaériens, lesquels devaient impérativement exploser sur (ou à proximité immédiate) de bombardiers de taille réduite, se déplaçant à plusieurs centaines de km/h, et toujours capables de manoeuvres évasives. En attendant la réalisation de systèmes d'autoguidage perfectionnés basés sur le radar ou l'infrarouge - qui n'avaient aucune chance d'entrer en service avant la fin de la guerre - ne restait donc que la solution du missile piloté. Cela déboucha sur le fameux avion-fusée Messerschmitt Me-163 qui fut produit à plusieurs centaines d’exemplaires et qui prit réellement part aux combats à partir de 1944… De son côté, l’ingénieur Alexandre Lippisch proposa une série des projets d’intercepteurs à ailes delta dont la forme révolutionnaire fut à l’origine de plusieurs réalisations d’apprès-guerre… Enfin, à l'été 1944, un appel d'offres fut lancé pour la réalisation d'un petit avion-fusée miniaturisé qu’on lancerait à la verticale, le long d'une rampe installée à proximité immédiate des sites industriels visés par les bombardiers alliés… Il en découla toute une série de projets d’intercepteurs parasites, tels le Bachem «Natter », le Heinkel « Julia » ou encore le Junkers « Dolly »... D’autres projets, tel l’Arado E-381, prévoyaient le largage de petites intercepteurs parasites à partir d’un avion porteur. Enfin, n’oublions pas que le IIIe Reich fut le premier à développer des bombes planantes radio-guidées et de véritables missiles air-mer.

          
  
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