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[f6]           

  Les fortifications du secteur Gd St Bernard [3]

Au total, le Secteur Sud du Grand-Saint-Bernard comprend plus de 100 installations militaires répartis sur 3 vallées, dont 66 ouvrages fortifiés. La majorité de ces fortifications est échelonnée le long de l'axe routier du Grand-Saint-Bernard ou concentrée autour de la cuvette d'Orsières, passage obligé qui constitue un verrou stratégique au confluent des deux axes de pénétration principaux (Val d'Entremont et Val Ferret). La ligne d'arrêt d'Orsières est complétée en altitude par une série de petits fortins de montagne qui barrent les différents itinéraires pédestres permettant de déborder la crête vers les vallées voisines ou d'effectuer une rocade par les hauteurs. Le secteur est battu par 3 gros ouvrages d'artillerie qui forment le Groupe de forteresse 22 (Gr fort 22).

Ces installations se répartissent comme suit:

  1. ouvrages de la Seconde guerre mondiale, modernisés durant la Guerre Froide :

    • 1 Poste de commandement sous roc abritant le PC de l'unité chargée de la défense du secteur (Régiment 68).
    • 3 forts d'artillerie sous roc (A46 Champex, A27 Commeire, A11 Follatères) chargés de harceler l'ennemi dans les intervalles et d'assurer une couverture de feux continue du secteur, avec l'appui des tourelles de 15 cm de Dailly. Les deux premiers ouvrages sont situés en hauteur de part et d'autre de la ligne d'arrêt d'Orsières, le troisième est établi en 2ème échelon, en retrait des premiers, au niveau du coude du Rhône près de Martigny.
    • 22 ouvrages d'infanterie dotés d'un armement permanent (mitrailleuses), formant des positions de barrage échelonnées en profondeur le long des principaux axes de circulation ou concentrés au niveau de la ligne d'arrêt du verrou d'Orsières.
    • 3 ouvrages sous roc armés de canons antichars ou de canons d'infanterie braqués sur les différents axes de pénétration potentiels.
    • 26 fortins d'altitude non armés, sous roc ou bétonnés, destinés à servir de positions fortifiées préparées pour les unités d'infanterie chargées de la défense des hauteurs du secteur.
    • 2 observatoires sous roc (dont un en altitude), chargés de la surveillance du secteur et de la direction des feux de l'artillerie, notamment au profit du Groupe de forteresse 22 et de l'artillerie de campagne qui lui serait subordonnée le cas échéant.
    • 4 positions fortifiées abritant une batterie de 2 lance-mines de 8,1 cm sous coupoles blindées, avec observatoire et dépôt de munitions, destinées à compéter la couverture de feu de la ligne d'arrêt de la cuvette d'Orsières, (située dans la zone morte de l'artillerie de forteresse).
    • 1 abri DCA sous roc, destiné à abriter le matériel et les munitions des 6 canons antiaériens chargés de la protection des dessus du Fort d'artillerie A46 de Champex.

  2. ouvrages modernes de nouvelle génération :

    • 3 ouvrages monoblocs armés de lance-mines bitubes de 12 cm, chargés de pilonner en trajectoire courbe les axes de communications et les zones mortes situées au fond des vallées et de harceler l'ennemi dans les intervalles.
    • 1 abri souterrain servant de logement de montagne, doté d'un confort moderne, permettant d'abriter une compagnie d'infanterie à effectif de guerre (150 à 180 hommes).

  3. ce dispositif défensif est complété par les installations suivantes:

    • un certain nombre de barricades antichars et des destructions préparées (ouvrages minés permanents), échelonnés en profondeur dans le territoire, permettant de couper en plusieurs points tous les axes de communications et de bloquer l'ennemi pas à pas sur des verrous d'étranglement judicieusement choisis correspondant à des passages obligés (ponts, viaducs, tunnels) ou à des coupures naturelles (gorges, ravins, défilés).
    • 14 cabanes militaires d'altitude (refuges), entièrement équipées et étagées jusqu'à 3000 mètres sur les crêtes dominant les vallées, destinées à abriter les détachements alpins chargés de verrouiller les hauteurs et les passages d'altitude.
    • 2 ASU enterrés, pouvant server d'abri à de petits détachements.
    • 11 dépôts de matériel et 3 dépôts de munitions, disséminés à travers le territoire pour diminuer les risques, permettant de ravitailler et de réapprovisionner de la troupe.
    • un réseau de boites de raccordements de campagne et de câbles téléphoniques enterrés permettant d'assurer les liaisons internes entre les différents éléments du dispositif fortifié, et les liaisons externes avec la forteresse de Saint-Maurice et les différentes unités chargées de la défense du secteur.

La plupart de ces installations ont été occupées, entretenues et complétées durant la Guerre Froide. Elles sont restées actives jusque dans le courant des années 1990 pour faire face à l'éventualité d'un conflit ouvert en Europe opposant les Forces de l'OTAN à celles du bloc soviétique (Pacte de Varsovie). La plupart sont aujourd'hui abandonnées par l'Armée, suite à la disparition de la menace, conséquemment à l'effondrement de l'URSS et à l'éclatement du Bloc de l'Est dans les années 1990…

          
  
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