PROBLEME

UN PROBLÈME EST SURVENU CONCERNANT L’HÉBERGEMENT DE NOTRE SITE INTERNET ET NOUS NE POURRONS PAS INTRODUIRE DE NOUVEAUX SUJETS POUR UN CERTAIN TEMPS. NOUS VOUS TIENDRONS INFORMÉ DES QUE NOUS POURRONS REPRENDRE LES PUBLICATIONS DE NOUVEAUX SUJETS.
Chercher  
Association Fort de Litroz
Association Fort de Litroz
www.fortlitroz.ch
www.fortlitroz.ch

   Position de Litroz - Tête Noire
   Position de Châtelard - Giétroz
   Position de Finhaut
   Position de La Forclaz
   Les positions DCA
   Documents historiques
La région fortifiée du Léman au Gd St Bernard
Le secteur central: région St-Maurice
Secteur nord: secteur du Chablais
Secteur sud: secteur du Gd-St-Bernard
Secteur ouest: secteur du val de Trient
Autres forts suisses
Descriptions techniques
Documents historiques
Armes Suisses
Géostratégie
La Suisse en armes
Découverte du mois
   Allemagne
   Autriche
   Belgique
   Danemark
   Espagne
   France
      Ouvrage Maginot de l'Agaisen - Sostel - Alpes maritimes - France
      Ouvrage Maginot de Gordolon (petit ouvrage d’artillerie) - Alpes-Maritimes (France)
      Ouvrage d’artillerie Maginot de Restefond, 2733 m altitude (Alpes de Haute-Provence/Alpes maritimes)
      Le château de Hohlandsbourg (Alsace) - France
      Pegasus Bridge (Normandie)
      Fort d’Uxegney – Vosges - France
      Ouvrage du Fort Séré de Rivière Gondran C (Briançon)
      Pont métallique américain sur la Meuse à Vacherauville
      Monumentaux morts "Les Veilleurs de la Paix" – Haudinville (Meuse)
      Poste de commandement du Kronprinz Rupprecht de Bavière près de Varennes en Argonne
      Monument américain de Montfaucon (Meuse)
      Fort de Douaumont (Bataille de Verdun)
      Ossuaire de Douaumont (Bataille de Verdun)
      Fort de Troyon – Une page d’histoire oubliée - Meuse
      "Dombunker" pour canons de campagne allemands – Mangienne/Meuse
      Les Eparges – Meuse
      Ouvrage CFZ 48 (deuxième ligne de la ligne Maginot) à Azannes (Meuse)
      Char Sherman sur la place de Montfaucon
      Canon de 155 Long modèle 1877 (de Bange)
      Camp allemand de Marguerre (Meuse)
      Montmédy, Musée de la fortification
      Montmédy, l’autre place forte de la Meuse
      Le canon allemand« Max de 380 mm de Duzey (Verdun)
      Monument de Pensylvanie - 1914-1918 – Varennes (France)
      Ouvrage Maginot de Fermont
      Bois des Caures (Verdun)
      Mémorial de Verdun
      Coupole d'Helfaut-Wizernes
      La butte de Vauquois (Meuse)
      Fort de Jouy-sous-les-côtes (Toul)
      Fort du Mont Saint Michel (Toul)
      Ouvrage de la Ferté (Ardennes)
      La batterie de l'Eperon (Toul)
      Barrage rapide de Montgenèvre
      Corps de garde côtier de Roscavel (Bretagne)
      Fort l'Ecluse, Département de l’Ain
      L’escalier à l’épreuve du Fort de l’Ecluse
      Fort du Larmont supérieur
      Fort du Larmont inférieur
      La redoute de Berwick
      Fort des Rousses (Jura)
      Fort Boyard (Charente-Maritime)
      Le Fort de Sainte-Agnès (Alpes Maritimes)
      Château de Pierrefonds (département de l’Oise au nord-est de Paris)
      Oradour-sur-Glane, village martyr
      Fort Libéria - L'extérieur
      Fort Libéria - L'intérieur
      Citadelle de Besançon
      Retranchement du Chauffaud
      Fort Lupin
      Fontaine Lupin
      Souterrains de la montagne du Roule
      Barrière de l’Esseillon
      Fort Liédot
      Fort de la rade à l'Ile d'Aix
      Bastion de Menton
      Le fort d'Ambleteuse
      L'ouvrage des Granges communes
      Batterie des Caurres
      L'abri du col de Restefond
      Fort du Truc
      Platte (blockhaus de la)
      Ouvrage de Roche-la-Croix
      Le château de Collioure II
      Le château de Collioure I
      Citadelle de Mont-Louis
      Forteresse de Salses
      La cité de Carcassonne
      Villefranche-de-Conflent
      Le fort Lagarde
      Le fort de Bellegarde
      Le fort du Sapey
      Tourelle Mougin
      Fort du Barbonnet
      Le fort de Montperché
      Fort Les Bancs
      Le fort de Pierre Châtel
      Fort Nieulay
      Ouvrage Saint Gobain
      Fort Joubet
      Château-Queyras
      Le fort de Tournoux
      Seyne-les-Alpes
      Redoute de Berwick
      Restefond
      Saint Ours Haut
      Saint Ours Bas
      Col de la Bonnette
      Vallée de la Tinée
      Haute Ubaye
      Ouvrage du Hackenberg
      Ouvrage du Hackenberg dans la tourmente
      Charvonnex
      Citadelle de Bitche
      Four à Chaux
      Fort du Télégraphe
      Les citadelles du vertige
   Grande-Bretagne
   Grèce
   Italie
   Norvège
   Suède
   Turquie
   Suisse
   Marine
   Ils devaient durer 1000 ans...
Plans d'invasion de Hitler
Les armes secrètes de Hitler
5000 ans de fortifications
Activités club Litroz
Litroz jour après jour

Vidéos
Infos touristiques

ALPYFORT


[ecluse]           

  Fort l'Ecluse - Le fort inférieur (Département de l’Ain)

Située à deux pas de la ville de Genève et au débouché de la cuvette lémanique, la cluse de Gex (qui a donné son nom au Fort l’Ecluse, par agglutination de l’article) est depuis l'époque romaine un passage stratégique entre le Jura et les Alpes puisqu’elle contrôle l’étroit goulet par lequel le Rhône se faufile à travers la chaîne du Jura. Cette voie de transit est-ouest, facile à contrôler et à barrer, constitue l’une des voies de pénétration naturelles vers l’ouest puisqu’elle prolonge en quelque sorte le couloir d’invasion du Plateau suisse depuis la haute vallée du Rhin. Elle permet à un envahisseur venant de l’Est de déboucher rapidement sur Lyon, Chalons-S/Saône et Dijon.

Dès 58 av. J.-C., au début de la Guerre des Gaules, César y fait bâtir une tour en bois — la « tour de César » — et barre le défilé par un mur pour interdire le passage aux Helvètes qui réussiront néanmoins à forcer le verrou.

Au Moyen Âge, un village est bâti à proximité. Au XIIe siècle, le site appartient aux religieux de Saint-Claude qui bâtissent en 1184, une chapelle. En 1225, Amédée de Gex, qui a compris l’intérêt du lieu, échange le site contre une abbaye. En 1278, il y fait construire une maison forte, pour contrôler le verrou et prélever un droit de passage sur les personnes et les marchandises empruntant cette importante route. En 1293, la famille de Gex cède le site au comte Amédée V de Savoie qui contrôle désormais les deux rives de la cluse. Enjeu de conflits répétés avec le comte de Jean de Chalons, la maison forte est prise est reprise en 1305, 1311 et 1318. En 1323, elle devient définitivement savoyarde et chef-lieu de châtellenie.p> Vers la fin du XVe siècle, d'importants travaux de restauration et de consolidation sont entrepris par la Savoie. En 1536, les troupes bernoises s'en emparent et ne la restituent aux Savoyards qu'en 1564 avec le traité de Lausanne. En 1590, les troupes genevoises assiègent le site qui est réduit à l’état de ruines.p> Avec le rattachement de la Bresse, du Bugey et du baillage de Gex à la France en 1601, par le traité de Lyon signé entre le roi Henri IV de France et le duc de Savoie, la rive droite devient française tandis que la rive opposée reste savoyarde. Du coup, le site, situé désormais en zone frontière, acquiert une nouvelle importance stratégique. Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, les ingénieurs du Roi vont le doter d'une enceinte et d'une tour ronde (1638), de fossés et d'un renforcement de la muraille (1677), d'embrasures d'artillerie, d'une casemate, d'une passerelle (1690-1700), d'une place d'arme, d'une plate-forme d'artillerie, d'une nouvelle enceinte et d'une route passant à l'intérieur du fort (1721-1723). Cet ensemble constitue l'actuel fort inférieur qui permet de verrouiller la cluse et de mieux contrôler le transit venant de Genève et de Suisse.

En 1814, Fort l’Ecluse, défendu par une garnison autrichienne, est pris par les Français du général Bardet lors d'une bataille acharnée livrée le 1er mars 1814. Aux premiers jours de 1814, alors que les Coalisés austro-russes s’apprêtent à envahir la France, Napoléon demande au maréchal Augereau de créer une armée pour couvrir le sud-est du pays : l'armée de Lyon. A la mi-février, Augereau presse si bien les positions que les Autrichiens sont pris dans les départements de Saône-et-Loire, de l'Ain et du Mont-Blanc. La quasi totalité de cette armée autrichienne commandée par le général Bubna se voit donc obligée de rétrograder sur Genève. Napoléon donne alors l'ordre à Augereau de prendre Genève à tous prix, de manière à pouvoir harceler l'armée ennemi par ses arrières. Durant la marche vers Genève qu'Augereau ordonne à son armée, il demande à Bardet, commandant de la 3e division, de s'emparer de Fort l'Écluse qui constitue un danger sur les arrières. La division du général Bardet est dépourvue d'artillerie, ce qui réduit considérablement ses capacités, quand on connait l'importance d'un bombardement pour la prise d'une position fortifiée. De plus, elle n'est constituée que de bataillons incomplets de jeunes soldats peu exercés, la plupart conscrits sans coiffures ni habillements militaires, sans gibernes ni havresacs, et dont une partie seulement est armée.

Pourtant, malgré ces handicaps, Bardet exécute cette opération avec autant d'ardeur que d'intelligence. Parvenu à proximité du fort l’Ecluse, il fait d'abord passer sur la rive gauche du Rhône une compagnie de voltigeurs qui prend position sur la montagne faisant face au fort. En même temps, un bon nombre d'habitants du pays, soutenus par une autre compagnie, gravissent le mont très escarpé au pied duquel est blotti le fort. Parvenus au sommet, le combat commence. Pendant que les tirailleurs occupent la garnison dans ses batteries par un feu nourri, des quartiers de rochers sont lancés de la hauteur qui domine la place, roulant sur les bâtiments et les bastions et ne laissant aucun abri aux Autrichiens qui se hâtent de capituler. Les Français font 130 prisonniers et s’emparent des canons, des munitions et des approvisionnements du fort.

De 1821 à 1830, des travaux de reconstruction sont entrepris par la France vu l’importance du site pour le contrôle de la cluse. De 1831 à 1841, on décide de renforcer la place et un fort supérieur est édifié sur la crête afin de protéger le fort inférieur d'une possible attaque par la montagne. Plusieurs casemates d'artillerie et des batteries-terrasses sont aménagées et de nouveaux bâtiments servant de logement y sont aussi construits. Pour relier les deux forts un escalier souterrain de 1165 marches est taillé dans la roche à l’intérieur de la falaise.

Avec le rattachement de la Savoie à la France en 1860, Fort l'Écluse perd tout son intérêt stratégique. Durant la première guerre mondiale, le fort est réoccupé par des garnisons, afin de contrôler la route et la cluse, au cas où les Allemands tenteraient une opération en force à travers le territoire suisse. En 1936, un tunnel routier est percé à travers la montagne sous le fort : il permet aux véhicules d'éviter la traversée du fort et de gagner du temps sur le trajet.

Entre 1936 et 1939, des ouvrages militaires de type Maginot sont rajoutés pour renforcer la position et défendre le passage. Durant la seconde guerre mondiale, le fort est occupé par l'armée allemande, puis après la guerre par l'armée française jusqu'à sa désaffection en 1956.

Laissé à l'abandon, le fort est victime d'actes de vandalisme, avant d'être mis en vente dans les années 1970. Une association est créée en 1978 avec comme objectifs de réaliser des chantiers de nettoyage, de petits travaux et des animations (son et lumière, spectacles, visites guidées, expositions artistiques, etc ) : l'Association pour la Protection et la Mise en Valeur du Fort l'Ecluse. En 1981, le Syndicat intercommunal des dix-neuf communes du pays de Gex achète le site pour 50 000 FF. En 1993, la décision est prise de mettre le fort en lumière, le projet plus ancien d'y créer le musée des Pays de l'Ain sur le thème de la frontière n'aboutira pas. En 1995, une nouvelle association est créée dans le but de gérer les animations. En 1997, la propriété du fort passe à la communauté de communes du Pays de Gex chargée de la réhabilitation et de la mise en valeur. Elle succède en 2008 à l'association "Fort l'Ecluse Animation" dans la gestion du site et des animations.

Le fort s'étend sur 1 844 hectares de zone classée. Le fort inférieur se visite avec ou sans guide de mi-juin à mi-septembre. Il est également possible de gravir un peu plus de 800 marches creusées dans la roche pour atteindre le fort supérieur. Celui-ci est toutefois fermé à la visite pour des raisons de sécurité.

 
 

          
  
Association Fort de Litroz - J.-C. Moret©   2002 - 2017