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[e2]           

  Election du Général Guisan [51]

Le 30 août 1939, les deux Chambres du Parlement, réunies en Assemblée fédérale, décident d’élire Général le Commandant de corps Henri Guisan. Cela fait de lui le Commandant en chef de l’armée suisse pour une durée indéterminée (en fait 6 ans, soit de 1939 à 1945, mais on ne le sait pas encore à ce moment…). C’est un grand honneur et une profonde marque d’estime qui est faite à ce Vaudois de souche. Il faut en effet savoir que, traditionnellement, la Suisse ne possède pas de Général en temps de paix, ni même de commandant suprême (l’armée suisse comprend à l’époque 3 corps d’armée ayant chacun son propre commandant, le tout étant supervisé par un Etat major général). Le grade de « Général » n’est attribué qu’en temps de guerre ou de danger grave menaçant la nation. Il n’est décerné qu’à un seul Commandant de corps qui se voit ainsi placé à la tête de l’Armée entière, avec mission d’une part d’assurer la défense globale du pays et de la population, d’autre part de faire respecter la neutralité armée de la Suisse, tâche fixée par les grandes puissances européennes lors du traité de Vienne de 1815. Autre particularité typiquement helvétique : on n’est pas promu au grade de Général par la hiérarchie militaire, mais élu par l’Assemblée fédérale, c'est-à-dire par les deux chambres politiques qui constituent le Parlement suisse (Conseil national et Conseil aux Etats). Il s’agit donc d’une décision éminemment démocratique qui engage tous les représentants du peuple et des cantons qui composent la Suisse. Le Général est donc l’émanation directe de la nation, tâche que Henri Guisan accomplira à la perfection durant les 6 années sombres qui suivront…

A l’époque, cela représentait une très lourde responsabilité : le 30 août 1939, on ignorait encore si la neutralité helvétique serait respectée ou si la Confédération serait entraînée dans le conflit par l’enchaînement des événements qui se précipitaient à nos frontières La veille, Hitler venait de lancer la Wehrmacht sur la Pologne, déclenchant ainsi la seconde guerre mondiale . La population et les autorités helvétiques avaient toutes les raisons de craindre une action inopinée de l’Allemagne nazie ou de l’Italie fasciste. L’avenir paraissait sombre et incertain, et la perspective d’une violation de la neutralité helvétique et d’une invasion du pays était alors d’actualité. Pour l’heure, il s’agissait de mettre le pays sur pied de guerre et de préparer sans tarder sa défense, mission que le Général accomplira au-delà de toutes les espérances durant les 6 ans qui suivront…

 
 

          
  
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