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  La DCA lourde (1939-45) [20]

A côté de la DCA légère, équipée de pièces de 20 mm et de mitrailleuses 11, la DCA lourde comprenait le canon DCA de 34 mm modèle 1938 et le canon DCA de 75 cm, dont il exista plusieurs modèles.

Conditions d’engagement

Les conditions dans lesquelles les troupes DCA furent appelées à intervenir contre les avions des différents belligérants étaient claires et simples. Les batteries furent placées en des points choisis d’après les axes de survol déjà enregistrés ou en prévisions d’éventuelles violations, dans les zones les plus sensibles. A partir de ce moment, leur entrée en action ne dépendait plus que du passage à leur portée d’avions étrangers, qu’ils soient alliés ou de l’Axe. Ce n’est qu’en se maintenant à un degré de préparation élevé que les batteries de DCA purent ainsi prétendre intervenir efficacement.

Degrés de préparation des troupes DCA

Les troupes de DCA connaissaient 3 degrés de préparation. Le premier, quand le temps était favorable au vol - conditions qui peuvent être remplies à certaines saisons 24 heures sur 24 et ceci pendant des semaines d’affilées – les appareils directeurs et les télémètres des batteries lourdes de 7,5 cm devaient pouvoir fonctionner instantanément et les canons entrer en action en l’espace de 30 à 45 secondes. Quant aux batteries légères de 20 ou 34 mm, elles devaient être en mesure d’ouvrir le feu sur le champ, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, pour éviter toute surprise aérienne. Un tel service était très astreignant et ne pouvait être assuré pendant des semaines par les mêmes servants. Il se révéla ainsi nécessaire de créer au sein de chaque unité DCA deux ou trois équipes qui se relayaient régulièrement aux canons et aux appareils, de façon à maintenir une concentration et une qualité de haut niveau. Les degrés de préparation 2 et 3 prévoyaient quelques allégements du service et furent ordonnés à chaque fois que la menace se fit moindre, en fonction des conditions météorologiques et de l’évolution de la situation à nos frontières. Pour pouvoir intervenir de nuit, la DCA disposait de projecteurs, eux aussi en état de préparation constante. Ces projecteurs de 150 cm trouaient la nuit et fouillaient les ténèbres à la moindre alerte, notamment pour tenter d’intercepter les formations de bombardiers britanniques qui violaient régulièrement notre espace aérien pour aller bombarder l’Italie du nord.

Un temps de réaction très court…

Les batteries placées à l’intérieur du territoire purent fréquemment alléger leur degré de préparation car elles avaient le temps d’être prévenues par le Service de Renseignement Aérien (S.R.A.). Il n’en allait pas de même des batteries stationnées près des frontières qui disposaient d’un temps de réaction très court, voire inexistant si elles en étaient très proches comme cela fut le cas de septembre 1944 à mai 1945. Ces unités devaient être constamment sur leur garde et ne pouvaient s’en remettre qu’à leur propre organisation d’observation aérienne. Et celle-ci ne pouvait souvent repérer et annoncer un avion hostile que lorsqu’il était déjà visible ou perceptible à l’oreille, c’est-à-dire lorsqu’il se trouvait déjà pratiquement à portée de tir des canons lourds de 7,5 cm ou des canons moyens de 34 mm.

Un service éprouvant

Ce stress constant soumit la troupe à une très dure discipline. Si l’on considère que les hommes ne devaient jamais relâcher leur attention, même s’ils devaient parfois patienter des jours et des semaines par un temps chaud ou glacial, sans que rien ne se passe, on comprendra que les conditions dans lesquelles les troupes de DCA helvétiques durent s’acquitter de leur mission furent éprouvantes, non seulement physiquement, mais surtout moralement. A cela s’ajoute le fait que l’effectif des troupes de DCA étant insuffisant, les relèves furent longues et fréquentes.

Une mission délicate

Le fait que la DCA dut intervenir pour faire respecter la neutralité et protéger l’espace aérien suisse dans le cadre de la protection de la neutralité compliqua sa tâche. En effet, nos troupes ne pouvaient pas se comporter à l’égard des avions qui violaient notre espace aérien comme l’aurait fait une armée belligérante. Une puissance en guerre met sans hésiter tout en œuvre pour abattre les avions étrangers qu’elle considère ipso facto comme ennemis et hostiles. Nous devions au contraire procéder avec discernement. Il eut en effet été faux d’abattre des avions écoles non armés ou des avions en perdition alors que nous étions pleinement justifiés de contraindre à atterrir ou d’abattre des bombardiers survolant la Suisse avec les soutes ouvertes ou des avions armés volant en formation, car ces appareils participaient visiblement à une opération militaire et violaient délibérément notre espace aérien, au mépris des conventions internationales et de notre neutralité. En outre, le fait que l’aviation suisse utilisait un certains nombres d’appareils de type étranger, tels les Messerschmitt Me 109 Junkers 52, Moranes et Douglas DC-3, compliqua la tâche des guetteurs du S.R.A et des canonniers de DCA. Malgré ces difficultés, les troupes assurèrent leur mission avec brio et s’en acquittèrent avec un zèle et un sérieux qui forcent le respect.

 
 

          
  
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