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[boiscaures]           

  

Le bois des Caures est la position la plus au nord du front de Verdun sur la rive droite de la Meuse entre les communes de Flabas, Haumont et Beaumont, la zone de repos était à Samogneux . Depuis la stabilisation du front, cette zone est considérée comme secondaire. Malgré les mises en garde du lieutenant colonel Driant aucun effort de renforcement n'est ordonné par le GQG. À partir du mois de janvier devant les avancées des préparatifs allemands en vue d'une offensive, Driant développe les défenses dans le bois des Caures de son propre chef. Alternativement les 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied occupent les premières lignes.
Le 21 février, face à eux se trouve la 21e division allemande, formée de 3 régiments soit 9 bataillons. Elle est soutenue par 40 batteries d'artillerie lourde, sept batteries de campagne et 50 Minenwerfer (mortier de tranchée) soit 230 pièces.

La bataille

Le 21 février, le bois des Caures est défendu en première ligne par le 59e bataillon de chasseurs à pied et le 56e bataillon de chasseurs à pied en seconde ligne, soit environ 1 200 hommes, sous le commandement du Lieutenant-colonel Émile Driant. À partir de 7h30, le bois et toute la ligne de front sont soumis à un bombardement particulièrement intense, jusqu'à 16h. On estime qu'environ 80 000 obus sont déversés sur le bois - soit un secteur de 1300 mètres sur 800 mètres pendant cette journée.
On ne saura jamais avec certitude combien de défenseurs ont survécu à cet ouragan d'acier, mais lorsque le bombardement cesse, à 4 heures de l'après-midi, une poignée de fantassins émerge de ses abris et s'apprête à combattre. Ils ont les yeux rougis, les explosions les ont rendus sourd, beaucoup sont blessés ; la plupart de leurs mitrailleuses sont hors d'usage, certains n'ont plus que des grenades et leur baïonnette. Alors que les canons continuent à pilonner la zone située derrière le bois, les colonnes d'assaut allemandes, lance-flammes en tête, entreprennent leur progression parmi les souches lacérées du bois des Caures. Ce sont des éléments de la 42e brigade de la 21e division, emmenés par cinq détachements de pionniers et des équipes de lance-flammes. Le jour baisse et il commence à neiger. Pas plus d'un quart des chasseurs ont survécu au bombardement, mais ils s'accrochent au terrain et contre-attaquent même pendant la nuit pour reprendre un poste perdu. Le sergent Léger et cinq chasseurs tirent jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de munitions ; Léger parvient encore à épuiser son stock de 40 grenades à main avant d'être blessé et de perdre conscience. Non loin de là, le sergent Legrand et six chasseurs n'ont plus que deux fusils en état de tirer, mais ils se battent jusqu'à la mort. Il n'y aura qu'un seul survivant, le caporal Hutin, qui est blessé et capturé (tragiquement, Hutin sera déporté et exécuté en 1944 pour ses activités dans la Résistance). Le 22 février, les Allemands bombardent à nouveau la position, puis attaquent en force, emportant l'un après l'autre les postes et les abris. Driant brûle ses documents et évacue son poste de commandement. Il est tué peu après.

Bilan

Au cours de ces combats les chasseurs des deux bataillons perdent 90 pour 100 de leurs effectifs, leur résistance a cependant retardé de façon décisive la progression allemande. Elle a également permis aux renforts français d'arriver à temps pour éviter la percée vers Verdun. Ces combats marquent le début de la Bataille de Verdun qui durera jusqu'en octobre 1916.

 
 

          
  
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