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[besancon]           

  Citadelle de Besançon

Intacte, superbement restaurée et mise en valeur, la citadelle de Besançon (Doubs) est un chef d’œuvre de la fortification bastionnée de l’époque classique. Elle est d’ailleurs classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Perchée sur un vaste promontoire rocheux qui domine la capitale de la Franche-Comté, elle ferme avec puissance et élégance le méandre du Doubs qui s’ouvre à ses pieds et qui contrôle la ville entre les collines de Bregille et de Chaudanne, également couronnées de forts. A 132 m au-dessus de la rivière, entre ciel et terre, fronts bastionnés, tours, poternes, ponts, remparts à pic, demi-lunes et fossés épousent littéralement les formes vertigineuses du rocher qui tombe dans le Doubs. Chef d’œuvre de Vauban, son chantier va durer trente ans, au point qu’elle illustre toute l’évolution de son art et de son génie militaire. Partout, les symboles du pouvoir chantent la gloire, la grandeur et le rayonnement de Louis XIV, le Roi Soleil, venu prendre la ville au printemps de 1674. Elle servira successivement d’école des Cadets, puis de prison d’Etat. Après la conquête de la Franche-Comté et son rattachement au royaume de France en 1674, Louis XIV demande à Vauban de fortifier la province et de faire de Besançon une place forte de premier rang pour la défense de la frontière du Jura. Les passages de la chaîne du Jura sont également fortifiés, notamment le Château de Joux qui verrouille la cluse de Pontarlier face à la Suisse. Vauban entreprend des travaux gigantesques. Le plateau de la citadelle est ceinturé de solides remparts pour l’abriter efficacement des tirs provenant des hauteurs voisines qui la dominent. Une caserne à mur de refend est également érigée pour faire office de traverse. Trois étages de feux se superposent au front de secours, du côté probable de l’attaque. L’ensemble est complété, au niveau de la cité, par une enceinte urbaine au tracé bastionné. La ville étant dominé à l’est et à l’ouest par des hauteurs, Vauban y conçoit des tours bastionnées avec, au rez-de-chaussée, une casemate à canons à l’épreuve des bombes, et une plateforme à l’étage. A l’époque, on comptait entre 10 et 22 canons par tour. Au niveau de la citadelle, l’ouvrage bastionné initial conçu par Vauban fut sans par la suite sans cesse complété par l’ajout de fortifications de plus en plus étendues, bien au-delà de la seule trouée de Belfort. A partir de 1791, pour mieux protéger la citadelle du côté sud, on édifia une lunette d’Arçon. Ces ouvrages détachés, avec casemates de revers dans le fossé, traverse-abri en capitale et tour-réduit de sûreté, permettaient des tirs d’action plus lointains et assuraient une meilleure résistance de cette formidable « acropole ». Ouverte à la gorge et battue par les feux de la place, elle ne pouvait être occupée par l’ennemie. Au milieu du XIXe siècle, l’amélioration de l’artillerie induit celle de l’architecture militaire. Des forts détachés renforcent les places de Besançon, Belfort et Pontarlier. Après la guerre de 1870-1871, le général Séré-de-Rivières réaménage la frontière est : il bâtit une ceinture de forts et de batteries en avant des points stratégiques. De 1937 à 1940, la ligne Maginot atteint Belfort. Le secteur fortifié du Jura, face à la frontière suisse, devait être équipé de 40 ouvrages environs (casemates, blockhaus, petits blocs, observatoires). Une vingtaine seulement furent réalisés de 1937 à 1940 et beaucoup restèrent inachevés, comme ceux du lac de Remoray. Par un curieuse ironie de l’histoire, la citadelle de Besançon ne joua qu’un rôle militaire modeste au fil des siècles suivants, tant sa puissance et son caractère imprenable paraissaient patents. De toute évidence, personne ou presque n’osa se frotter à ses puissantes défenses qui tiennent toute la ville et les alentours sous leurs feux. Inachevée au moment du siège de 1874, elle sert peu durant le blocus autrichien de 1814, et encore moins en 1870 face aux Prussiens. En 1914, Besançon est à l’arrière du front et seuls les combats de 1944 pour la libération de la France justifieront son rôle. Le site exceptionnel et très aérien de la citadelle, véritable terrain de jeu pour les familles, les enfants et les promeneurs, constitue aujourd’hui un havre de paix, de détente et de verdure. Il abrite plusieurs musées de nature différente : le musée comtois consacré aux traditions de la région, l’espace Vauban, le poignant musée de la Résistance et de la Déportation, mais aussi les extraordinaires musées d’Histoire Naturelle : insectarium, aquarium, petite ferme, jardin zoologique, noctarium. Une ascension jusqu’à la citadelle vaut vraiment le détour si vous passez dans la région. Le site, charmeur et varié, offre d’impressionnantes vues plongeantes sur Besançon et sa région. Il ravira aussi bien les amateurs de fortification que les familles ou les touristes de passage. Les petits et les grands y trouveront chacun des sources de satisfaction. Alors n’hésitez pas à vous y arrêter, ne serait-ce que pour y faire une petite balade... …

 
 

          
  
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