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  Le château de Beauregard, dit « l’Imprenable » [86]

Le château de Beauregard, dit « L’Imprenable », est situé en Valais, à l’entrée du Val d’Anniviers, sur le versant méridional de la haute vallée du Rhône. Son origine demeure mystérieuse et se perd dans la nuit des temps. On ignore à quelle date il fut bâti et par quel seigneur local (les Sires de Granges, d’Anniviers ou de Rarogne ?). Il s’agit sans doute de l’un de ces premiers châteaux-refuges primitifs du début de la féodalité, lorsque les temps étaient incertains et l’insécurité omniprésente. Une partie de sa construction pourrait dater du XIe ou XIIe siècle, voire même de l’an mil ou de la fin du premier millénaire. A l’époque, les chevaliers de la petite noblesse de souche s’adonnaient volontiers à des coups de mains et à des raids de pillage contre leurs voisins. En ces temps obscurs, il était bon de disposer d’un repaire haut perché, histoire de se mettre à l’abri des brigands et des fréquentes guerres privées que se livraient les petits seigneurs.

A ce titre, Beauregard n’usurpe pas le titre de « citadelle du vertige ». Le château se dresse en effet à 1000 m d’altitude, sur un vertigineux piton rocheux qui forme l’extrémité d’une crête qui se détache elle-même du versant de la montagne. La position, environnée de toute part par le vide et le précipice, constitue un véritable nid d’aigle qui plonge directement sur la plaine du Rhône, 500 m en contrebas. C’est aussi un excellent poste d’observation, car la vue embrasse non seulement l’entrée du Val d’Anniviers, mais toute la plaine rhodanienne sur plus de 40 km de longueur, de Saillon jusqu’en amont de Sierre. Il est d’ailleurs possible qu’à l’origine il n’y ait eu qu’une tour de surveillance rectangulaire (l’actuelle tour maîtresse), postée en sentinelle sur le piton, qui aurait ensuite été transformée en château de montagne par l’adjonction d’une courtine épousant le rebord de la falaise. En tout cas, la position est inexpugnable car naturellement défendue par le précipice qui l’entoure de toute part. Ceci explique pourquoi Beauregard fut surnommé au Moyen Age « L’Imprenable » !

On ne peut en effet atteindre le château que par un seul côté, en empruntant une étroite corniche rocheuse qui contourne un épaulement du roc, sur l’arête qui relie la position au versant de la montagne. Pour corser la difficulté, le piton sur lequel se dresse le château est séparé de cette arête par une longue brèche qui forme une coupure naturelle de 11 m dans la ligne de crête. Cet obstacle, qui faisait office de « fossé » face à l’unique direction d’attaque possible, a été renforcé par une étroite entaille qui coupe l’arête transversalement, au pied du massif de l’éperon oriental du château.

On franchissait le « fossé » par un long pont de bois, dont la partie orientale devait être fixe (pont dormant) tandis que l’autre était aisément démontable (simple passerelle de planches que l’on retirait la nuit ou en cas de menace ?). Du côté est du « fossé », le pont dormant prenait appui sur un mur ancré dans la pente très inclinée, qui servait de culée au tablier fixe. L’autre extrémité du pont dormant était supportée, dans la brèche du « fossé », par un ou deux montants verticaux dont on aperçoit encore les encoches dans le roc. Enfin, la partie escamotable de la passerelle venait reposer, au niveau du bord occidental du fossé, sur une large encoche horizontale taillée dans l’arête du roc.

Le château proprement dit, juché sur le piton rocheux, domine l’ensemble de la position. Il se compose d’une forte tour maîtresse de plan rectangulaire, construite au point culminant (ancienne tour de surveillance servant de logement et de réduit ultime?), d’une citerne circulaire (le climat local est très aride !), et d’une courtine qui épouse le bord du précipice. On atteignait ce repaire par une porte ménagée à l’extrémité orientale de la courtine sud. Il s’agissait peut-être d’une porte surélevée, desservie par une simple échelle de bois dressée contre la muraille et que l’on retirait en cas de menace. Cette porte était protégée par une sorte d’éperon fortifié qui s’avance en pointe au-dessus du bord occidental du fossé, facilitant ainsi la défense de la passerelle qui l’enjambait. Pour atteindre l’entrée, l’assaillant devait non seulement franchir la passerelle enjambant le fossé (sous les tirs des défenseurs), mais contourner par la gauche le massif de cet éperon, entre le vide et le mur, en présentant constamment son côté droit, non protégé par le bouclier, aux coups des défenseurs juchés sur le haut de la muraille...

Beauregard n’est mentionné qu’à deux reprises dans la grande histoire valaisanne. Une première fois en 1380, lorsque le Comte Rouge (Amédée VII de Savoie), qui vient d’envahir le Valais épiscopal, assiège et s’empare par surprise de ce nid d’aigle, alors propriété des Sires de Rarogne, grâce à une opération coup de main effectuée par un petit détachement de montagnards ayant fait le détour par la montagne. Une seconde fois en 1417, lorsque le château est assaillis par les Valaisans révoltés contre la famille de Rarogne. Les insurgés ne réussirent à s’emparer de « L’Imprenable » qu’après un long siège par une forte chaleur et la garnison ne se rendit que vaincue par la soif et la faim. Le château fut incendié et ne se releva jamais.

 
 

          
  
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