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[b22]           

  Bases secrètes du IIIe Reich [3]

Durant la seconde guerre mondiale, pour tenter de développer de nouvelles « armes miracles » (Wunderwaffen), les Allemands procédèrent à des essais d’armes secrètes sur divers sites, non seulement en Allemagne mais également dans les territoires occupés. Ils construisirent également un certain nombre de bases secrètes en béton armé, souvent souterraines, destinées à abriter les nouvelles armes de représailles, qu’il s’agisse du V1, du V2 ou du V3. La plupart sont situées dans le Nord de la France, le long du littoral de la Manche, dans les départements du Pas-de-Calais ou du Cotentin, mais il en existe également en Allemagne, notamment pour la production et la fabrication.

Ces sites, dont le périmètre était interdit à la population locale sous peine de mort, n’avaient de secret que le nom, car les gigantesques travaux entrepris ne passèrent pas inaperçus et furent vite repérés par la Résistance et les avions de reconnaissance anglo-américains. Alertés mais ne sachant souvent pas de quoi il s’agissait réellement, les Alliés entreprirent de les bombarder systématiquement et massivement dès l’été 1943. Des milliers de bombes, représentant plusieurs centaines de milliers de tonnes d’explosifs, furent larguées sur ces différents objectifs, dans l’espoir de les détruire. Les Alliés n’y parvinrent pas mais réussirent néanmoins à paralyser et à ralentir suffisamment les chantiers pour qu’aucune de ces bases n’atteigne le stade opérationnel. Certaines furent à peine esquissées ou amorcées, d’autres abandonnées en cours de construction et à divers stades des travaux, d’autres encore évacuées alors qu’elles étaient pratiquement achevées et sur le point de devenir opérationnelles.

Parmi ces installations figurent d’énormes bunkers de tir pour V1 ou V2 (Wasserwerke), des bases de lancement V1, des sites de stockage ou de fabrication pour les armes miracles, des bunkers de radioguidage V2 et bien d’autres installations en relation avec les nombreux mystères que recèle le IIIe Reich…

Leur point commun est leur taille « kolossale », leur caractère souterrain (ou semi-souterrain) et l’incroyable volume de fer et de béton qui a été coulé pour abriter ces gigantesques « bosses de béton ». Certains sites s’étendent sous des collines entières, comportent plusieurs niveaux étagés à différentes profondeurs, et comptent des kilomètres de galeries qui en font de véritables labyrinthes. Quant à leurs dimensions, elles sont carrément pharaoniques et dépassent l’entendement. Il est vrai que le Führer et les Nazis en général avaient le goût du gigantisme…

Ces énormes cercueils de béton vide existent toujours, même s’ils sont souvent méconnus du grand public. C’est à la découverte de ces sites incroyables, sans doute les plus secrets et les plus mystérieux du IIIe Reich, que nous vous convions dans cette rubrique qui est destinée à s’étoffer avec le temps.

          
  
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