PROBLEME

UN PROBLÈME EST SURVENU CONCERNANT L’HÉBERGEMENT DE NOTRE SITE INTERNET ET NOUS NE POURRONS PAS INTRODUIRE DE NOUVEAUX SUJETS POUR UN CERTAIN TEMPS. NOUS VOUS TIENDRONS INFORMÉ DES QUE NOUS POURRONS REPRENDRE LES PUBLICATIONS DE NOUVEAUX SUJETS.
Chercher  
Association Fort de Litroz
Association Fort de Litroz
www.fortlitroz.ch
www.fortlitroz.ch

   Position de Litroz - Tête Noire
   Position de Châtelard - Giétroz
   Position de Finhaut
   Position de La Forclaz
   Les positions DCA
   Documents historiques
La région fortifiée du Léman au Gd St Bernard
Le secteur central: région St-Maurice
Secteur nord: secteur du Chablais
Secteur sud: secteur du Gd-St-Bernard
Secteur ouest: secteur du val de Trient
Autres forts suisses
Descriptions techniques
Documents historiques
Armes Suisses
Géostratégie
La Suisse en armes
Découverte du mois
Plans d'invasion de Hitler
Les armes secrètes de Hitler
   Les armes V
   Bases secrètes du IIIe Reich
   Les avions à réaction du IIIe Reich
      Les Junkers Ju 287
      MITSUBISHI J8M1 « SHUSUI »
      Messerschmitt « WESPE »
      Arado 234B Blitz
      Arado 234B-2N « NACHTIGALL »
      Me 262 Introduction
      Messerschmitt 262 - Jagdgeschwader 7 NOWOTNY
      Messerschmitt 262 - Jagdverband 44 GALLAND
      Messerschmitt 262 A-R1
      Messerschmitt Me 262A-1a
      Messerschmitt Me 262 HG I
      Messerschmitt Me 262 HG-II
      Messerschmitt Me 262 HG III interceptor
      Messerschmitt 262A-2a Jabo
      Messerschmitt 262A-2a/U2
      Le Me 262 en action
      Messerschmitt 1099 B/I
      Messerschmitt 1101 à voilure en flèche
      Messerschmitt Me-329 Jabo
      Messerschmitt 328B Jabo
      Le Heinkel 178
      Le Heinkel 280
      Le Heinkel 162 Salamander
      Le Heinkel 1078
      Le Henschel Hs-132
      L'aile volante Horten IX
      L’aile volante furtive GOTHA P-60
      L'aile volante quadriréacteur Junkers EF-130
      Le chasseur à décollage vertical Fw Triebflügel
      Le Focke Wulf Ta 183A à voilure en flèche
      Le chasseur bipoutres Focke Wulf Flitzer
      Le monoréacteur ventral Focke Wulf P II
      Le chasseur à voilure inversée Blohm & Voss P-208
      L'aile volante Blohm & Voss Ae-607
      Le Volksjäger de Blohm & Voss
      Le biréacteur d'assaut Arado 234B
      Le quadriréacteur d'assaut Arado 234C
      Le bombardier lourd à voilure inversée Ju 287
      L'aile volante Arado Ar E-555
      Bombardier à longue distance Daimler Benz
   Les avions fusées du IIIe Reich
   Les intercepteurs-fusées du Reich
   Missiles du IIIe Reich
   Les mistel
   Les VTOL du IIIe Reich
   Les Panzers du diable
   Armes spéciales
   Secrets du IIIe Reich
5000 ans de fortifications
Activités club Litroz
Litroz jour après jour

Vidéos
Infos touristiques

ALPYFORT


[a78]           

  Les avions à réaction du IIIe Reich [214]

Le principe du moteur à réaction était connu de la plupart des grandes puissances bien avant le début de la seconde guerre mondiale. Mais seuls les ingénieurs et les techniciens allemands y croyaient véritablement et travaillaient d'arrache pied à son développement et à son utilisation pratique sur des appareils viables. Le résultat fut que l'Allemagne prit, en quelques années, une avance considérable dans ce domaine et que le régime nazi fut le premier à aligner des appareils à réaction sur le théâtre d'opération...

Le plus connu est évidemment le Messerschmitt Me-262 qui aurait pu changer le cours de la guerre et de l'histoire si Hitler n'avait pas retardé de deux ans son développement sous prétexte d'en faire un bombardier tactique. Mais il ne fut de loin pas le seul ! Les projets foisonnaient parmi les firmes allemandes et il faut bien avouer que les concepts élaborés par les ingénieurs en aéronautiques allemands étaient plus révolutionnaires les uns que les autres, notamment en matière d'aérodynamisme. Parmi ces projets figuraient des chasseurs et des bombardiers en forme d'ailes volantes, sans empennage ni dérive (dont les formes rappellent étrangement celles du B-2 actuel !), des bombardiers tactiques et des bombardiers en piqués à réaction, des chasseurs à voilure delta ou présentant des ailes en flèche à forte incidence, des intercepteurs aux formes étonnement futuristes et même un engin à réaction à décollage vertical et un chasseur utilisant le principe de la poussée vectorielle. Il existait également des projets de développement de bombardiers stratégiques à long rayon d'action, capables de frapper la côte est des Etats-Unis et, qui sait, d'emporter une éventuelle bombe atomique…

Certaines des formules adoptées étaient si en avance sur leur temps qu'elle provoquèrent la stupeur des spécialistes alliés lorsqu'ils en eurent connaissance postérieurement. Après l'occupation de l'Allemagne, en 1945, les missions scientifiques dépêchées sur place par les Alliés purent constater que ces avions ne constituaient qu'une première génération d'appareils révolutionnaires et que des projets encore plus ambitieux étaient en cours de développement ou d'étude lorsque Hitler se suicida, le 29 avril 1945. Par les recherches menées dans les bureaux d'études, ils s'aperçurent, avec une frayeur rétrospective, que les Allemands possédaient une avance extraordinaire dans le domaine de la recherche aéronautique fondamentale et que certaines créations en étaient déjà au niveau du prototype ou des essais en avril 1945.

Visiblement, au moment de sa chute, le Reich était à deux doigts de se doter d'une véritable flotte d'avions à réaction, sans parler de l'armada de fusées et de missiles qui, leur développement achevé, étaient sur le point d'atteindre le niveau opérationnel. Si tous ces engins avaient pu être produits en grand nombre et engagés massivement sur une grande échelle, les armées alliées se seraient retrouvés dans une situation fort embarrassante... Ces créations aux performances étonnantes et aux concepts révolutionnaires auraient en effet permis à l'Allemagne non seulement de reconquérir la maîtrise du ciel, mais également d'interdire le survol de l'espace aérien allemand et de frapper les Alliés jusque sur leurs propres territoires, y compris au-delà de l'Atlantique et de l'Oural ! On n'ose alors imaginer quel sort aurait été réservé à l'Europe et au monde…

Hitler fondait d'ailleurs de grands espoirs sur ces divers projets qui, dans son esprit, ne constituaient sans doute qu'une partie des armes miracles destinées à renverser le sort des armes au profit du Reich. Dans ces conditions et à la lumière de ce nouvel éclairage, la stratégie attentiste de temporisation et de résistance pas à pas élaborée par Hitler après les défaites de Stalingrad et de Koursk prend une nouvelle perspective et l'on comprend mieux sa conviction inébranlable, tant de fois répétée à son entourage, de "gagner la seconde guerre de Sept ans". Par chance, il ne bénéficia pas de ces sept années et le IIIe Reich s'effondra avant qu'il n'eut les moyens de faire basculer le sort des armes...

          
  
Association Fort de Litroz - J.-C. Moret©   2002 - 2017