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[d56]           

  Le V1 « HUCKEPACK » [3]

A partir de septembre 1944, le recul général des armées allemandes sur le front de l’Ouest et l’évacuation complète des bases de lancement V1 construites dans le Nord de la France n’alla pas sans causer quelques préoccupations au général S.S. Hans Kammler, chargé du déploiement des V1 dans le cadre de l’offensive générale des armes miracles contre l’Angleterre. Au cours de l’hiver 1944-1945, le repli de la Wehrmacht sur la Belgique, puis sur la Hollande et enfin sur la rive droite du Rhin, rallongea considérablement la distance à parcourir pour frapper Londres et réduisit proportionnellement la liste des cibles potentielles pouvant être frappées. Le déploiement d’unités de lancement mobiles en Belgique et en Hollande, l’amélioration des performances des V1 et le rallongement de la portée du missile permirent de pallier partiellement à cet inconvénient. Cette situation amena les Allemands à étudier d’autres moyens de mettre en œuvre le premier missile guidé de l’histoire. Très vite, les spécialistes songèrent notamment à mettre à profit les nouvelles potentialités offertes par la propulsion à réaction. En octobre 1944, la firme Arado présenta quatre projets différents pour convertir le Blitzbomber Arado 234 en nouveau vecteur de la bombe volante. Cette nouvelle stratégie opérative offrait de nombreux avantages : suppression des rampes de lancement qui constituaient le talon d’Achille du système au sol ; utilisation d’un avion convoyeur rapide et très maniable, capable de s’aventurer sans risque dans l’espace aérien contrôlé par les Alliés et d’effectuer des raids éclairs en profondeur ; enfin et surtout, possibilité de rallonger considérablement le rayon d’action des derniers V1 optimisés et d’effectuer des frappes à très longue distance sur une série de nouvelles cibles situées au cœur même de la Grande-Bretagne, directement depuis le territoire allemand. Il devenait désormais possible de frapper des objectifs jusqu’alors hors de portée. Etant donné le poids du V1, le choix se porta tout naturellement sur l’Arado Ar 234-C4, la version quadriréacteurs du Blitzbomber, plus puissante que le biréacteur d’origine Ar 234-B. Les deux premiers projets proposés par Arado comportaient un système de traction avec barre d’accouplement rigide Deichselschlepp, mais l’un et l’autre furent rapidement abandonnés au profit du troisième projet ; l’idée de la barre de traction ne fut toutefois pas complètement abandonnée et donna finalement naissance au Schleppgerät 5041, un réservoir supplémentaire tracté derrière l’Arado et réutilisant la cellule modifiée d’un V1, qui permettait ainsi d’augmenter l’autonomie de vol du bombardier. Le troisième projet, baptisé « Huckepack » (remorquage à califourchon), prévoyait non plus de tracter le V1, mais de le transporter directement sur le dos de l’avion porteur Arado 234-C4. Ce système, qui présentait moins de risque au décollage que la barre de traction rigide, comportait deux longs bras hydrauliques fixés sous le ventre du V1 et télécommandés par l’équipage. Ils permettaient d’élever le missile au-dessus de la dérive de l’appareil pour procéder sans risque à l’allumage du pulsoréacteur et au lancement en vol, une fois parvenu au point de largage. L’avion convoyeur faisait alors demi-tour et regagnait sa base à pleine vitesse tandis que le V1 poursuivait seul son trajet jusqu’à la cible, en utilisant soit le premier système par autoguidage préprogrammé, soit le tout nouveau système par radioguidage élaboré durant les derniers mois de la guerre par les spécialistes de Peenemünde. Dans le quatrième projet, le V1 était suspendu par deux pylônes sous le ventre de l’Arado 234-C4, comme pour les Mistel. Cette configuration facilitait grandement le largage en vol, la séparation étant provoquée par l’allumage de boulons explosifs qui libéraient le missile après allumage du pulsoréacteur, mais elle posait en revanche un gros problème pour le roulage au sol. Pour le décollage, elle impliquait en effet l’utilisation d’un chariot tricycle largable, sur lequel était juché l’étrange assemblage. Ce chariot (Startwagen) était directement dérivé du modèle utilisé pour le décollage des premiers prototypes de l’Arado 234B, lors de la phase de développement du Blitzbomber. Bien qu’éprouvée, cette configuration, qui posait de nombreux problèmes, ne fut finalement pas retenue. C’est le troisième projet « Huckepack » qui aurait probablement vu le jour si la guerre s’était prolongée de quelques mois, mais l’écroulement rapide du Reich ne laissa pas aux Allemands le temps de le mettre sur pied…

 
 

SOURCES :

Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Laurent Bailleul, LES SITES V1 EN FLANDRES ET EN ARTOIS", 2000.
Roland Hautefeuille, "CONSTRUCTIONS SPÉCIALES", 2e édition, 1995.

Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/

          
  
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