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  Les créneaux de porte dans la forteresse suisse [6]

Il existe différents types de portes blindées dans la forteresse suisse. En cas d'attaque frontale contre l'entrée, la plupart d'entre elles comportent un créneau de défense qui permet de tirer sur l'assaillant à travers le vantail, en utilisant une arme automatique légère (fusil mitrailleur Fm25, puis fusil d'assaut Fass 57). Ce système est généralement combiné avec un tube lance-grenades (rubrique spécifique) et des encoches latérales permettant de barricader la porte avec des poutrelles d'acier (rubrique spécifique). Les ouvrages de taille moyenne ou plus grande comportent également un blockhaus de défense intérieur de l'entrée (rubrique spécifique).

L'orifice du créneau, ménagé au centre du vantail, n'est pas situé à hauteur d'homme, mais décalé vers le bas pour permettre le tir à genou, plus stable et donc plus précis que le tir debout. Il comporte à sa base une encoche semi-circulaire qui permet de reposer le canon de l'arme et de le caler pour éviter qu'il ne glisse sur le rebord du métal. Dès l'introduction du Fass 57, un dispositif spécial a d'ailleurs été conçu pour permettre d'adapter cette arme aux créneaux.

Certains ouvrages de la première génération (de loin pas tous !) comportent également une cuve rectangulaire peu profonde, ménagée dans le sol derrière la porte. Cette cavité bétonnée, à peine plus étroite que le couloir, n'est pas un saut de loup vu sa faible profondeur. Elle n'a qu'une seule fonction : permettre le tir debout par le créneau de la porte, sans devoir se baisser. En temps normal, cette cuve est couverte par un plancher de bois amovible reposant sur les deux épaulements latéraux du béton. Ce plancher est réglé de plain pied avec la chape du sol pour permettre le passage. Ce dispositif ingénieux présente l'avantage de permettre soit le tir à genou (avec plancher en place), soit le tir debout, le tireur se tenant alors dans la cuve. L'entrée du fort de Litroz comporte un magnifique exemple de ce type d'aménagement, fort bien conservé. L'orifice du créneau est systématiquement équipée d'un volet blindé rabattable, monté sur charnières, qui permet d'obturer l'ouverture en cas de non emploi ou de danger (pilonnage ou bombardement de la position, alarme gaz, attaque frontale au lance-flammes).

Une utilisation imprévue mais ingénieuse…

Ces ouvertures ménagées dans les vantaux des portes ont souvent été utilisées par le CGF pour gérer la ventilation des ouvrages en temps de paix, en provoquant une circulation d'air naturelle dans les ouvrages. Elles permettaient de créer dans les galeries des courants d'air qui facilitaient le maintien de bonnes conditions ambiantes et empêchaient la fixation de l'humidité sur les parois. Les expériences faites aux forts de Litroz, de Champex et d'Evionnaz montrent que cette ventilation empirique fonctionne relativement bien et donne de très bon résultats à condition d'être bien gérée. Elle nécessite évidemment un suivi et une adaptation constante aux conditions climatiques, l'ouverture ou la fermeture des orifices étant gérée en fonction des saisons et des conditions ambiantes, tant extérieures qu'intérieures (température et hygrométrie relatives, condition météorologiques, degré d'ensoleillement, type de vent, etc.). L'hiver, par exemple, caractérisé dans les vallées intra-alpines par des conditions climatiques froides et sèches, est propice à l'ouverture des créneaux, l'air ambiant intérieur étant généralement plus humide et plus chaud que l'air extérieur. La situation est inversée en été, durant la saison chaude, où il est préférable de fermer les ouvertures pour éviter l'intrusion d'air chaud et humide provoquant un surcroît de condensation sur les parois et les parties métalliques, par effet de choc thermique avec l'air relativement frais de l'intérieur.

 
 

          
  
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