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[chiemsee]           

  Le mystérieux trésor nazi du lac Chiemsee: le Saint-Graal de Himmler

Tout commence en 2001, quand deux plongeurs munis d’un détecteur de métaux découvrent fortuitement dans le Chiemsee, un lac de Bavière, un fabuleux chaudron en or immergé à faible distance de la côte, à environ 200 mètres du rivage. L’objet paraît d’autant plus incroyable qu’il est en or massif, qu’il a un diamètre de 50 cm et qu’il pèse 10,5 kilos. Au prix du métal précieux, sa valeur brute est estimée, à l’époque, à environ 150’000 francs suisses. Mais la pièce rapportée est étrange par sa conception et attire aussitôt l’attention des spécialistes: ses parois finement ciselées sont couvertes de mystérieux personnages celtes et d’un fabuleux bestiaire, avec de grandes divinités païennes et des guerriers armés brandissant des têtes coupées à l’occasion d’un mystérieux rituel.

Très vite, les archéologues, appelés à la rescousse, font le rapprochement avec le légendaire « chaudron de Gundestrup » fleuron du musée national de Copenhague. Ce chaudron, daté de l’âge du Fer et de manufacture typiquement celtique, a été découvert au XXe siècle dans une tourbière danoise du Jutland, en relation avec un ancien lieu de sacrifices humains remontant au Ier siècle avant J.-C. Etrangement, les deux chaudrons présentent de fascinantes analogies dans le traitement des figures. Le style et le traitement du décor sont similaires, ce qui amène, dans un premier temps, les spécialistes à postuler une origine celtique et un âge d’environ 2000 ans pour la découverte incroyable du Chiemsee…

Dans un premier temps, le chaudron, propriété à part égale du Land allemand de Bavière et des plongeurs qui l’on découvert, est donc attribué tout naturellement à des colonies celtiques qui auraient vécu autour du lac bavarois vers le début de notre ère.
Mais en 2003 intervient un premier rebondissement dans l’affaire. A la grande surprise de tout le monde, le Ministère des finances de l’Etat de Bavière déclare que le fameux chaudron n’a aucune valeur archéologique et historique. Des analyses scientifiques complémentaires en laboratoire ont en effet démontré que l’or utilisé ne contient aucune des impuretés (étain, platine, polonium) que l’on trouve habituellement dans les objets en or fabriqués à l’époque antique. En conséquence, l’objet ne peut remonter à l’époque celtique, comme cela avait été supposé jusqu’alors. Les analyses révèlent, au contraire, qu’il date du 20e siècle, car l’or est si pur qu’il ne peut provenir que d’un traitement catalytique en laboratoire industriel, ce que confirme également l’analyse des soudures qui démontrent que l’objet a probablement été fabriqué dans la première moitié ou le milieu du 20e siècle. En d’autre terme, il s’agit d’un faux qui ne présente aucun intérêt historique et qui peut donc être mis en vente au plus offrant.
La trace du chaudron se perd ensuite. Mais, en 2005, un homme d’affaires suisse entre en scène et l’achète pour quelque 400’000 francs suisses, convaincu (selon ses dires) qu’il s’agit d’une pièce authentique. Très rapidement une légende urbaine se développe autour du précieux objet : le récipient, défiant les lois de l’histoire, serait en fait le fabuleux «Saint-Graal », le calice qui aurait recueilli le sang du Christ, l’objet de la vaine quête des chevaliers de la table ronde du roi Arthur. L’idée en fait fantasmer plus d’un… Le financier se met alors à chercher des investisseurs potentiels qu’il reçoit dans sa villa cossue des bords du lac de Zurich où il leur présente « l’œuvre d’art la plus incroyable au monde possédée par un particulier ». Il leur fait miroiter des retours sur gains faramineux et leur propose une participation à la tournée mondiale de promotion de ce chaudron de 11?kilos, y compris la vente des droits pour un film à Hollywood, qui vont, prétend-il, rapporter des rentrées comparables à la présentation du masque en or de Toutankhamon.
Eblouis par la promesse de ces gains mirifiques, divers investisseurs versent au Zurichois des sommes pour un total de 7 millions de francs. A fonds perdus probablement. Mais en 2006, suite à une plainte pénale de l’un d’eux qui s’estime avoir été lésé et honteusement arnaqué, l’homme d’affaires de 61 ans est arrêté par les autorités suisses et accusé d’abus de confiance et d’escroquerie. L’affaire, qui s’étale alors dans la presse, fait grand bruit…
L’histoire aurait pu s’arrêter là …si de prétendus documents nazis n’avaient pas été découverts dans un grenier en Allemagne en 2011.
Selon les chercheurs, il s’agirait de documents authentiques, provenant des archives personnelles du Reichsführer S.S. Heinrich Himmler ou de son cercle rapproché, qui auraient été dissimulés ou oublié durant plus de soixante ans dans les combles d’une maison. Très vite, parmi ces documents, l’attention des chercheurs est attirée par une étrange liste d’inventaire tapée à la machine à écrire et frappée de la croix gammée nazie. Le document est daté d’avril 1945 et énumère une série de mystérieuses caisses en aluminium et d’objets précieux qui auraient été discrètement évacuées du château de Wewelsburg par les S.S., avant l’arrivée des Américains. Or, le Wewelsburg n’est pas n’importe quel château allemand : l’endroit avait été choisi personnellement par Himmler pour devenir « le château » de l’Ordre Noir, le futur centre du pouvoir S.S. censé rayonner sur l’Allemagne et l’Europe. Himmler y avait installé les services de l’Ahnenerbe, « la fondation pour les ancêtres », une sulfureuse et mystéreuse institution chargée de « prouver scientifiquement » les théories nazies concernant la suprématie de la race germanique.. notamment par des fouilles en Allemagne et l’envoi de missions archéologiques au Tibet, en Islande et un peu partout dans le monde. C’est également là que le chef de l’Ordre Noir avait fait aménager, dans les souterrains du château, une crypte pour ses « chevaliers noirs », dans laquelle devait prendre place ses 12 meilleurs « Gruppenfürer S.S. » autour d’une table ronde en chêne massif, à l’image des chevaliers du Graal de la légende arthurienne.
Or, parmi les objets et caisses énumérés dans la liste retrouvée en 2011 figure, au bas d’une page jaunie, un « Goldkessel, keltisch », en d’autres termes « un chaudron en or celtique ». Dans la colonne située en vis-à-vis est mentionné en toutes lettres le lieu où cet objet était conservé : « Vewelsburg », en d’autre teme « le château S.S. de l’Ordre Noir », le fief de Himmler. Figure également une troisième indication très intéressante: « Munich III », avec un nom, celui de Otto Gahr, un orfèvre munichois connu pour avoir été un fervent nazi et avoir fabriqué des objets précieux pour les nazis durant la seconde guerre mondiale…
Ces indications amènent à supposer que le fabuleux chaurdon en or massif découvert en 2001 au fond du lac de Chiemsee et le « Goldkessel » énumé sur la liste retrouvée en 2001 ne font qu’un ! Il s’agirait donc d’un élément du trésor nazi, étroitement lié à l’histoire et à la mystique de la S.S., qui aurait été réalisé à Munich pour Himmler, friand d’objets mythologiques. Une thèse renforcée par le fait que les nazis projetaient de bâtir une université du parti non loin du Chiemsee.
Une enquête menée par le Spiegel a d’ailleurs retrouvé un employé d’une joaillerie munichoise qui avait entendu parler de la fabrication entre 1925 et 1939 d’une coupe en or de plus de 10 kilos. Un chaudron de ce type, en or, avait été commandé à l’époque par Albert Pietzsch, le patron des Usines électrochimiques de Munich, un ami personnel du Führer et membre du parti depuis 1927. S’agit-il du même objet? Pietzsch, qui fut président de la Chambre de commerce du Reich, a malheureusement emporté son secret dans la tombe en 1957, mais il est tentant de penser que c’est bien le cas.
Les nazis étaient en effet fascinés par divers objets mythiques censés conférer des pouvoirs spéciaux à ses possesseurs. Heinrich Himmler était notamment subjugué par la légende du Saint-Graal, coupe sacrée célébrée dans plusieurs récits pour avoir recueilli le sang du Christ crucifié. Le Reichsführer SS était persuadé de la véracité historique de la légende de Parzifal telle que racontée par Wolfram von Eschenbach en 1205 et croyait même à la présence possible du Graal dans les châteaux cathares des Pyrénées. Les Cathares étaient vus comme des ancêtres «aryens» des nazis.
Il est donc fort probable que le chaudron retrouvé en 2001 faisait partie des trésors que les S.S. avaient amassés dans le château de l’Ordre Noir. Il en constituait peut-être même la pièce maîtresse aux yeux d’Himmler. Il est possible qu’il ait été destiné à des cérémonies rituelles païennes liées à la nouvelle « religion nordique et germanique » qu’Himmler voulait imposer à ses S.S dans son sinistre château.

Quant à savoir comment il a atterri au fond du lac Chiemsee, personne ne le sait. Si la liste retrouvée en 2011 est bien authentique, il faudrait alors admettre qu’il aurait été évacué par Sonderkommando de la S.S. en avril 1945, avant que les S.S. ne fassent sauter et n’incendie le château avant l’arrivée des Américains. Le précieux objet d’Himmler aurait ensuite été discrètement convoyé par des chemins détournés vers la Bavière où il aurait été finalement jeté au fond du lac Chiemsee par les S.S. pour le soustraire aux Alliés et le dissimuler en attendant sa récupération.
Le problème est qu’il n’a jamais été récupéré par qui que ce soit et que c’est par hasard que les plongeurs l’ont retrouvé en 2001… Probablement parce que ceux qui l’avaient caché ont trouvé la mort en avril-mai 1945, sans avoir pu transmettre leur secret…
On le voit, bien des points demeurent obscures dans cette histoire et il est probable que la plupart des questions resteront à jamais sans réponse… comme souvent lorsqu’il s’agit des secrets du IIIe Reich.

Sources :
"Nazi Temple of Doom". National Geographic Channel. 2012.
http://en.wikipedia.org/wiki/Chiemsee_Cauldron
http://www.spiegel.de/international/spiegel/treasure-hunters-art-dealers-and-swindlers-the-mystery-of-the-nazi-holy-grail-a-478958.html …

 
 

          
  
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