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[c30]           

  Système antichar 10,5 cm Centurion dans fortin [36]

Le système antichar 10,5 cm Centurion dans un fortin est une arme antichar engagée contre les chars sur les obstacles naturels ou les barrages.

Les numéros des photos dans le texte renvoient en fin de document.

Introduction

Le "Système antichar 10,5 cm Centurion dans fortin" est un concept de la fin des années 1990. En effet, dès la fin des années 1980, le char d'origine anglaise "Centurion" n'était plus apte à remplir une mission de combat, malgré les modifications et améliorations qui furent apportées à ce char. Il fut décidé d'utiliser la tourelle comme arme antichar fixe, montée dans un fortin muni d'une infrastructure simple, permettant à l'équipage de survivre sans problème. Il est muni d'un groupe électrogène diesel, d'une ventilation, d'un logement pour l'équipage, d'un petit atelier, d'un stock de munition, de WC chimique, de moyens de liaison. Il était prévu d'en implanter environ 60 sur le territoire suisse, mais seulement 23 furent construits. Ils interdisent par leur feu le franchissement par l'ennemi d'une barricade antichar implantées sur un axe important (dans le cas du A399, l'axe de la vallée du Rhône entre le lac Léman et Saint-Maurice). Armée XXI a rendu ces ouvrages inutiles et ils sont actuellement détruits, à l'exception de quelques ouvrages conservés par des associations comme Fort Litroz. Le A399 a été construit en 1998.

Généralités

Fortin

Aussi longtemps que le feu du fortin empêche le franchissement des obstacles, la valeur de ces derniers reste maintenue. De la combinaison entre l'arme et l'obstacle résulte le présent système d'arme antichar, lequel doit être intégré dans le dispositif de défense antichar des troupes terrestres librement disponibles.

La position d'arme

Elle peut également tirer sous le feu de l'ennemi, sa protection étant très efficace. Vu que la préparation au combat du fortin peut être assurée dans des délais très brefs, on peut considérer que l'arme est prête en permanence. Le fortin antichar Centurion n'est pas doté de liaisons permanentes par fils permettant d'assurer la conduite du feu et la direction du feu (ce problème est en partie résolu par le recours à la radio ou à des lignes téléphoniques de campagne).

Les possibilités d'observation

L'observation depuis la position d'arme se borne au secteur d'efficacité de l'arme.

Protection

Le fortin Centurion offre une très bonne protection contre les armes conventionnelles, chimiques et nucléaires; il permet de ce fait une utilisation prolongée de l'arme.

L'équipage

Celui-ci se compose de 6 hommes. Au combat, le commandant, le pointeur et le chargeur sont dans la tourelle; le remplaçant du commandant, le garde-munitions et le mécanicien de pièces sont au local de préparation des munitions.

L'armement

Il s'agit d'un canon de char Centurion 10,5 cm, lequel tire des obus flèches et des obus antichars explosifs.

Description du système (photo 1)

Locaux

Ouvrage type monobloc comprenant:

  1. entrée
  2. niche pour génératrice
  3. emplacement des bidons de carburant
  4. local de préparation de la munition et local des munitions
  5. local de combat et tourelle
  6. logement de l'équipage en zone totalement protégée avec sas

La tourelle renferme:

  • la tourelle proprement dite
  • le blindage complémentaire
  • le canon ach 10,5 cm 60
  • la plate-forme de tourelle tournant avec l'ouverture d'accès
  • l'entraînement manuel pour l'élévation et la dérive
  • l'appareil du pointage du pointeur
  • l'appareil de pointage à image thermique
  • la corbeille à douilles
  • les supports de munitions sur la plate-forme de la tourelle et à la poupe de celle-ci

Caractéristiques techniques
Calibre10,5 cm
Nombre de rayures28 pas constant à droite
Longueur du tube
  • partie rayée
  • total>
  • 4732 mm
  • 5346 mm
Longueur du recul280 à 300 mm
Poids
  • bouche à feu
  • renfort de culasse
  • culasse
  • frein de recul
  • mécanisme de pointage en dérive
  • 788 kg
  • 363 kg
  • 57 kg
  • 88 kg
  • 128 kg
Pression sur le coin de culasse lors du tir50 t environ
Contenance d'huile du frein de recul5,4 litres d'huile hydraulique
Alimentation électrique
  • fonctionnement normal
  • fonctionnement de secours
  • tension nominale dans la tourelle
  • tension nominale dans le fortin
  • réseau
  • groupe électrogène/batteries
  • 24 V
  • 220 V
Distance de tirjusqu'à 2500 m
Moyens de pointage
appareil de pointage du pointeur
grossissement6x
champ de vision195°/000 pour l'appareil de pointage
740°/000 pour le périscope
durée de fermeture de l'obturateur0.25 seconde
possibilité de rectification du réticule en dérive et élévationplus ou moins 20°/000
ajustement500 m, ajustage sur point ou selon données usine
appareil de pointage thermique
optique champ vision grand angle4° x 3° (dérive et élévation)
au téléobjectif2° x 1,5°
détecteur typeHgCdTe
sensibilité spectrale7,5 – 12 micromètres
imageoscillographe à rayon cathodique
système électrique, consommationmax 12 W
tension d'entrée28 VDC nominale
radiateur typeSplit-Sterling
MTBF1000 h
Appareil d'alimentation et charge
  • tension d'entrée
  • courant d'entrée max.
  • tension de sortie
  • poids
  • 220V, 50 Hz
  • 7,5 A
  • 24/28V, courant de sortie max. 30A
  • 80 kg environ, y compris batteries
  • 40 kg environ, sans batterie
Batteries
  • tension nominale
  • puissance nominale
  • poids
  • t° de service
  • 12V
  • 50 Ah (10 heures)
  • 20 kg, par batterie
  • -10° C à +50° C

 
 

Tourelle

Généralités

La tourelle est une construction massive en fonte d'acier. Elle abrite la pièce. Un blindage en fonte d'acier est soudé à l'avant du berceau de la bouche à feu. Le berceau pivote sur deux paliers à aiguilles, qui permettent d'orienter la bouche à feu en élévation et en dépression. Un blindage complémentaire est disposé à l'avant afin de protéger l'ensemble contre le feu adverse.

Corps de tourelle (photos 2, 3, 4)

La coupole de la tourelle est une construction en fonte d'une seule pièce. Sa partie supérieure comporte une plaque de recouvrement soudée. L'ouverture du berceau est fermée par un écran. Une porte pour l'éjection des douilles est placée à gauche de la coupole. Le pivotement de la tourelle s'effectue mécaniquement et manuellement par l'intermédiaire du mécanisme de pointage en dérive. La plaque de recouvrement est dotée des ouvertures pour l'écoutille du chargeur, l'appareil de pointage du pointeur et le couvercle de la coupole du commandant avec le volet intégré de protection contre les explosions et le périscope du commandant.

 
 

Blindage complémentaire (photos 5, 6, 61, 62, 63, 64, 65)

Le blindage complémentaire est vissé à l'avant de la tourelle. Les oreilles de fixation du dispositif de recule de la bouche à feu se trouvent sur les côtés.

 
 

Couvercle de la coupole du commandant (photo 7, 66, 67)

Le couvercle de la coupole du commandant est vissée de l'intérieur au corps de la tourelle. Pour les réparation il peut être dévissée, levé et enlevé.

 
 

Périscope d'observation du commandant (photo 47, 48, 68, 69)

Le périscope est fixé sur la couvercle de la coupole du commandant. Il n'y a aucun grossissement. Le champ visuel est de 740°/00.

 
 

Volet de protection contre les explosions (photo 8, 9)

Le volet de protection contre les explosions est fixé à gauche, au-dessus du canon. Il est constitué d'une cage de soupape et d'un boîtier fixé dans une cage d'acier.

 
 

Couvercle de l'écoutille du chargeur (photo 10, 11, 70, 71, 72)

Le couvercle de l'écoutille du chargeur, en deux parties, s'ouvre vers l'extérieur. Il est bloqué au moyen d'un tourillon de fermeture. Le couvercle peut être fermé après avoir actionné le tourillon, puis verrouillé à l'aide de deux leviers. Un joint en caoutchouc empêche les saletés et l'eau de pénétrer.

 
 

Porte d'éjection des douilles (photo 12, 13, 73, 74)

La porte d'éjection des douilles s'ouvre de l'intérieur; elle est rabattue à l'extérieur. Un joint de caoutchouc empêche les saletés et l'eau de pénétrer.

 
 

Palier de la tourelle (photos 14, 15)

La couronne dentée est vissée à un anneau intermédiaire fixé dans du béton et forme avec celui-ci la partie fixe de la tourelle. Les deux anneaux (2, 3) des paliers de roulement sont vissés au corps de la tourelle et font partie de l'élément pouvant tourner. Une cage (4) en matière synthétique assure une répartition régulière des billes en acier (5). Trois rouleaux (6) uniformément répartis sur le pourtour du palier de roulement de la tourelle, qui se déplacent sur l'anneau fixe, empêchent le palier de roulement de se coincer. Le joint en feutre (7) protège le palier de roulement de la tourelle contre les saletés.

 
 

Plate-forme de tourelle (photo 16)

La plate-forme est solidaire de la coupole. L'ouverture d'accès est conçue de manière à pouvoir l'ouvrir également par le bas en cas d'urgence (sauvetage du servant de la pièce en cas d'événement imprévu). Pour accrocher l'escalier, une barre est fixée à la partie inférieure de la plate-forme. Une appui pour les pieds du pointeur se trouve devant le siège, sur la plate-forme de la tourelle.

 
 

Escalier d'accès (photo 17)

L'escalier est accroché à la plate-forme et tourne avec la tourelle.

 
 

Siège du pointeur (photo 18)

Le siège est réglable en hauteur. Il peut aussi être avancé et reculé. On peut aussi le faire pivoter vers l'arrière.

 
 

Siège du chargeur (photo 19)

Il est situé à gauche du canon.

 
 

Conteneur à munition (photo 20, 21, 58)

A l'arrière de la tourelle, un conteneur à munition peut accepter sept obus. A droite de la trappe d'accès à la tourelle, un emplacement comporte des supports rabattables pouvant contenir 11 obus.

 
 

Panier à douilles (photo 75)

Le panier à douille est fixé à l'arrière, sur l'anneau supérieur du palier de roulement. A l'avant, il est maintenu par deux appuis. Le panier peut basculer vers l'avant en retirant deux chevilles. Il peut contenir au maximum 8 douilles.

 
 

Boîtier de protection de l'appareil de pointage du pointeur (photo 22)

L'appareil de pointage du pointeur est protégé des influences extérieures par une protection équipée d'une glace. L'extérieur de la glace peut être aspergée à l'aide d'une pompe et peut être nettoyé par un essuie-glace électrique.

 
 

Essuie-glace et chauffage de la glace (photos 23, 24, 76)

La pompe à main pour le lave-glace se trouve à gauche du coffret de distribution de la tourelle. L'interrupteur de l'essuie-glace se trouve sur le coffret de distribution de la tourelle. Un filament disposé sous la protection de l'essuie-glace empêche la formation de buée.

 
 

Canon ach 60 de 10,5 cm

Généralités

Le canon ach 60 de 10,5 cm est constitué des groupes principaux suivants:

  • bouche à feu avec renfort de culasse et dégageur de fumée
  • culasse et semi-automatisme
  • mise à feu électrique
  • berceau avec freins de recul/récupérateur (photos 51, 52)

 
 

Bouche à feu avec renfort de culasse, dégageur de fumée et manchon

  1. Bouche à feu (photos 25, 26, 27, 28, 77, 78, 79, 80). La bouche à feu et le renfort de culasse sont accouplés par un filetage à segment. L'intérieur de la bouche à feu se subdivise en trois parties.
    • la chambre à cartouche
    • le cône d'entrée
    • la partie rayée
  2. Renfort de culasse (photo 29). Le renfort de culasse, usiné dans une pièce en acier forgé, sert à porter le coin de fermeture.
  3. Dégageur de fumée (photo 30, 50). Le dégageur de fumée est placé à peu près au centre de la bouche à feu. Il est muni d'une vis qui permet de vidanger l'eau de condensation sans devoir le démonter. Il a pour fonction de purger les gaz qui restent dans la bouche à feu après le départ du coup. Ce qui se déroule comme suit: Dès que l'obus a dépassé les embouchures des sept buses percées obliquement, vers l'arrière, dans la paroi de la bouche à feu, une partie des gaz entre dans le dégageur de fumée par ces buses. Suivant le genre de munition, il en résulte une augmentation de pression d'environ 1,4 – 11 bars. Au moment où l'obus sort de la bouche à feu, la pression des gaz y tombe immédiatement à 1 bar environ. Les gaz, alors comprimés, sortent par les sept buses du dégageur de fumée par la bouche à feu vers son orifice. Il en résulte un vide (dépression) dans la partie postérieure de la bouche à feu, de sorte que les gaz qui se trouvent encore dans la chambre à cartouche sont aspirés par le flux vers la bouche et hors du tube. Le fonctionnement impeccable du dégageur de fumée est confirmé par le nuage qui se forme à la bouche du tube après le recul et l'avance de la bouche à feu.
  4. Manchon du tube (photo 31). Il protège le tube des échauffements et des refroidissements irréguliers qui pourraient déformer le tube et contribue ainsi aux propriétés balistiques.

 
 

Culasse et semi-automatisme (photo 32, 33, 34, 35, 36)

  1. Coin de fermeture. Le can ach 60 de 10,5 cm possède une culasse à coin de fermeture horizontale, semi-automatique, avec mise à feu électrique.
  2. Semi-automatisme. Le semi-automatisme se compose d'une came d'ouverture montée sous le berceau et qui bascule sous la tension d'un ressort. Après le départ du coup, la bouche à feu glisse en arrière avec le renfort de culasse. Le tourillon du levier d'ouverture pousse alors la came d'ouverture vers le bas. Dès que le levier d'ouverture a dépassé la came, celle-ci bascule vers le haut sous l'effet d'un ressort. Lorsque le recul est terminé, les récupérateurs repoussent la bouche vers l'avant. Le tourillon du levier d'ouverture, qui forme une seule pièce avec l'arbre de culasse, glisse alors le long du côté extérieur de la came d'ouverture et imprime un mouvement rotatif à l'arbre de culasse. Sous l'effet de cette rotation, la bielle et le patin sont basculés en arrière et le patin pousse le coin de fermeture à droite et la culasse s'ouvre.
  3. Levier de culasse. Le levier de culasse pivotant est actionné manuellement. En position de repos, il doit être encliqueté à l'arrière, à droite du renfort de culasse.

 
 

Sécurité automatique

Il s'agit de sécurités réalisées à dessein lors de la construction de la pièce et qui fonctionnent sans aucune intervention.

  • si la culasse n'est pas complètement fermée, le coup ne peut pas partir.
  • si la bouche à feu n'est pas en position finale, en avant, on ne peut pas tirer

Mise à feu électrique (photo 37)

Le canon est équipé d'une détente électrique transmettant du courant à la vis d'allumage électrique de la douille de l'obus. Pour la mise à feu de secours, on dispose d'un inducteur manuel indépendant de l'alimentation en courant. Un cliquet de détente à ressort se trouve sur la poignée du volant de pointage en élévation. Ce cliquet doit être pressé à fond pour que le coup puisse partir.

 
 

Mise à feu de secours (photo 49)

En cas de défaillance de la détente électrique, il est possible d'y remédier en enlevant le couvercle en plastique de l'inducteur manuel de secours en appuyant rapidement et fortement sur le dispositif rouge.

 
 

Sécurité du chargeur (photos 38, 39)

Le commutateur de sécurité est fixé sur le berceau de la bouche à feu, dans le poste du chargeur. Il est actionné en faisant pivoter un levier avec une poignée sphérique. Les positions de l'interrupteur sont désignées par "ON" et "OFF". Sur la position "ON" le courant électrique de mise à feu du canon circule. Un voyant rouge s'allume alors dans le poste du chargeur pour indiquer que l'interrupteur est en position désassurée.

 
 

Indicateur de recul (photo 40)

Celui-ci se trouve du côté du chargeur. Lors du recul de la bouche à feu, le renfort de culasse pousse l'indicateur dans la position correspondant à la butée extrême de recul. Le recul normal est d'environ 290 mm.

 
 

Commande de la tourelle et de la pièce

La commande de la tourelle et de la pièce se divise en:

  • mécanisme de pointage en élévation
  • mécanisme de pointage en dérive
La plage de pointage est limitée par des butées d'élévation et de dérive adaptables conformément à la plage d'action exigée sur place.
  • Plage totale d'élévation 28° environ, celle-ci dépendant toutefois du lieu d'implantation de la pièce
  • plage de pivotement en dérive 30° maximum

Une rotation du volant de pointage en élévation fait monter ou descendre la bouche à feu d'environ 19°/00. Une rotation de la manivelle de la commande manuelle du pointage en dérive fait pivoter la tourelle d'environ 9°/00.

Hausse de pointage (photos 41, 42, 43, 44, 45, 46)

La hausse est constituée des éléments principaux suivants:

  • support de synchronisation de la course
  • support de la hausse avec
    1. appareil de pointage inséré
    2. réglage de distance
    3. appui frontal réglable

 
 

Appareil de pointage du pointeur

L'appareil de pointage du pointeur, comprenant la partie supérieure et la partie inférieure, est serré dans son support par des cales fixées sur un axe. Il peut être bloqué: dans la position de sécurité = position inférieure; dans la position de pointage = position supérieure.

Munition

Généralités

L'efficacité d'un touché dépend, dans une large mesure, de l'effet des projectiles tirés sur la cible. Il est donc impératif que tout l'équipage du fortin connaisse les types de munitions dont il dispose, leurs propriétés balistiques et leurs effets. On différencie les types de munitions en fonction de leurs effets:

  1. les projectiles pleins (flèche). Les obus flèches et les obus perforant à noyau agissent par leur pouvoir perforant (énergie cinétique)
  2. les projectiles explosifs (HESH). Les obus antichars explosifs agissent par leur explosion au but (pression et éclats).

Obus flèche (cartouche flèche lumineuse) (photo 53, 54, 59, 60)

Données techniques
Vitesse initiale1448 m/s
Poids total du projectile18,5 kg
flèche avec manteau d'aluminium6,3 kg
flèche seule (en vol)4,2 kg

Fonctionnement et effet au but (photo 54)

L'obus flèche sous-calibré (métal lourd) est entouré d'un manteau en aluminium éjectable en trois segments pourvus d'une ceinture de guidage, afin que l'effet de rotation sur le projectile disparaisse lors du départ du coup. Les segments du manteau se détachent immédiatement après être sorti du tube et peuvent être projetés à plusieurs centaines de mètres de la bouche à feu. L'empennage stabilise le projectile durant le vol et provoque en plus une légère rotation. Le traceur monté dans l'empennage permet l'observation du projectile durant le vol. L'impact au but se signale par un éclair blanc. Lors de l'impact, le projectile perce le blindage grâce à sa haute énergie cinétique. Durant la pénétration, le projectile provoque un trou d'un diamètre pratiquement double de celui du projectile (photo 55). Mis à part les restes du projectile, de nombreux éclats se détachent du blindage et sont projetés à grande vitesse à l'intérieur du char. L'obus flèche perce tous les blindages connus. La distance maximale d'utilisation contre un char de combat est de 2500 m. En raison de son pouvoir de perforation, l'obus flèche reste la principale des munitions à grandes distances utilisées contre les chars de combat.

 
 

Obus antichar explosif HESH (obus ach exp BoZ lum)

Données techniques
Vitesse initiale728 m/s
Poids total de l'obus22,0 kg
Poids du projectile11,2 kg
Poids de l'explosif2,1 kg
Type de fuséefusée de culot

Cet obus est aussi connu sous le nom de "projectile à tête écrasante". L'abréviation anglaise HESH couramment utilisée signifie High Explosive Squash Head (obus hautement explosif écrasant). (photo 56)

Fonctionnement et effet au but

L'obus antichar explosif peut être engagé contre des buts blindés et non blindés (fonction polyvalente). En cas d'utilisation contre des but blindés, la charge explosive s'écrase sur le blindage et explose sous l'effet de la fusée de culot:

  1. blindage léger (jusqu'à 5 cm d'épaisseur. l'obus perce ce type de blindage et explose à l'intérieur du véhicule
  2. blindage moyen (entre 5 et 15 cm d'épaisseur). l'explosion fait éclater, à l'intérieur du véhicule, le blindage en un pan métallique accompagnée de nombreux éclats à l'effet dévastateur
  3. blindage lourd (supérieur à 15 cm d'épaisseur). l'explosion ne provoque plus d'éclatement du blindage à l'intérieur du véhicule; l'onde de choc a toutefois un effet dévastateur sur les appareils, en particulier sur les appareils de pointage et les appareils radio. (photo 57).

Les obus qui tombent juste à côté d'une cible blindée ont peu d'effet destructeur. Les obus qui tombent sur des cibles non blindées (par exemple positions d'armes) ont deux effets principaux: le souffle de l'explosion dû à la gerbe d'éclats et à la masse relativement importante d'explosif. L'effet au but sur des positons légèrement renforcées ou sur des murs en béton est remarquable. De même, l'effet psychique est très important. En général, il faut tenir compte du fait que l'effet d'un projectile explosif est dépendant, dans une large mesure, de la configuration et de la nature du terrain. L'effet de l'obus sur la cible est en soi indépendant de la distance de tir. La sensibilité au vent due à la forme du projectile et la réduction du champ visuel dans le cas de trajectoires incurvées limitent toutefois la distance d'utilisation à 2000 m.

 
 

Munition d'exercice

Pour l'entraînement au tir de munitions de calibre identique à celui des munitions de combat décrites précédemment, on dispose des obus d'exercice explosifs avec fusée instantanée 54 lumineux (obus ex exp MZ 54 lum):
vitesse initiale600 m/s
poids de l'obus20,0 kg
poids du projectile12,2 kg
type de fuséefusée instantanée

Sur la graduation des distances, il faut employer la graduation "obus ex exp/EUG"

Munition 24 mm avec tube réducteur

Afin d'économiser des obus de combat et d'exercice, il est aussi possible de tirer des munitions de 24 mm en recourant au tube réducteur qui se monte dans le tube 10,5 cm: vitesse initiale = 900 m/s; poids total de l'obus = 0,6 kg.

Équipage de fortin

Commandant/remplaçant du commandant. Lors du combat par le feu, le commandant ou son remplaçant se trouve dans la tourelle. Il aide à l'observation des buts, il surveille le déroulement du combat et assure les liaisons.

Pointeur. Le pointeur mène le combat par le feu dans le cadre établi conjointement avec le commandant du fortin. Il est responsable: d'effectuer les manipulations dans les règles (distance exacte, pointage minutieux de l'arme, application des procédures de correction, départ du coup, utilisation de l'appareil de pointage à image thermique); d'observer son secteur, jour et nuit, d'entente avec le commandant; Il assure les préparatifs de combat et de feu selon les ordres du commandant; Il effectue le service de parc avant de quitter sa place.

Chargeur. Le chargeur est responsable: de charger correctement l'arme; de choisir les munitions en se référant aux ordres du pointeur; de préparer les munitions et de les répartir judicieusement dans l'abri de combat; d'actionner le levier de sécurité; d'évacuer les douilles en se servant éventuellement de l'appareil d'extraction; de contrôler l'indicateur de recul.

Mécanicien de pièce. Le mécanicien de pièce entretient toute l'installation technique de l'ouvrage. Il est notamment responsable: de contrôler le fonctionnement de l'arme; de diriger l'entretien et le service de parc de l'arme après le tir; d'inspecter la culasse et le système de mise à feu; d'effectuer des réparations dans les limites de ses compétences

Munitionnaire. Il est responsable: de stocker les munitions ainsi que de les préparer; d'assurer d'autres fonctions selon les instructions du commandant.

VISITE DE L'OUVRAGE

L'ouvrage A399 Centi peut être visité toute l'année sur demande. Vous pouvez vous renseigner sur les conditions de la visite au N° de téléphone +4178 606 36 12 ou par e-mail info@fortlitroz.ch

 
 

          
  
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