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[fohn]           

  Le lanceur de roquettes non guidées FÖHN

Contrairement aux Britanniques qui avaient commencé à développer et à produire des roquettes antiaériennes non guidées dès le milieu des années 1930, les Allemands montrèrent peu d’intérêt pour ce genre de matériel jusqu’en 1942. Il est vrai qu’ils étaient alors victorieux sur tous les fronts et que la guerre paraissait devoir prendre fin rapidement. Ce n’est qu’à partir de l’été 1943, lorsqu’il devint évident qu’il était nécessaire de développer d’urgence de nouvelles armes antiaériennes pour contrer la suprématie des Alliés, qu’ils se mirent à étudier ce type d’armes. Ce dédain des Allemands pour les roquettes antiaériennes est étonnant car ils furent les premiers à saisir les potentialités des nouvelles technologies dans bien des domaines. De plus, ils disposaient à l’époque des meilleurs chercheurs au monde. Il semble tout simplement que la Wehrmacht ait estimé indigne de son rang d’utiliser des armes qu’il suffisait de lancer vers le ciel, leur préférant les bons vieux canons de Flak. Néanmoins, avec le temps, l’avantage offert par de simples roquettes était indéniable et les techniciens allemands se mirent au travail. Le premier système antiaérien développé par les Allemands fut le lanceur de roquettes Föhn, capable de projeter vers le ciel 35 roquettes non guidées de 73 mm insérées dans des logements tubulaires (5 x 7 logements). Ce lanceur pouvait être monté sur un châssis mobile ou installé sur un socle fixe pour un usage statique, notamment pour la défense des aérodromes. Dans sa version mobile, il était installé sur une plateformes circulaire équipée d’un essieu à deux roues, ce qui permettait de le tracter derrière un véhicule. Le mécanisme de pointage en élévation et en dérive, ainsi que le système de visée étaient installés parallèlement au lanceur et protégés dans un boitier en acier faisant office de pare-éclat. La partie supérieure de ce boitier était vitrée en plexiglas pour permettre la visée. L’angle d’inclinaison était compris entre -10° (tir en dépression) et + 90° (position verticale). L’ensemble de la plateforme pivotait sur 360° de façon à pouvoir assurer une défense tous azimuts face à des cibles aériennes. La roquette Föhn de 73 mm était un projectile très court qui, au premier regard, avait l’aspect d’un simple obus. Le nez renfermait 250 grammes d’explosif à haut rendement et une fusée à percussion. Le reste du projectile était rempli de carburant solide dont la combustion durait neuf dixième de seconde, propulsant la roquette à 1360 km/h vers le ciel. Le principal défaut du système était le détonateur à percussion qui nécessitait que la roquette percute l’avion visé pour déclencher l’explosion de la charge. C’est pourquoi les 35 roquettes étaient tirées ensemble pour augmenter les chances de toucher. Pour augmenter les chances de toucher, les Allemands perfectionnèrent tardivement le système en ajoutant une fusée de proximité déclenchant automatiquement la charge au voisinage d’une masse métallique. Un système d’autodestruction couplé à une horloge détruisait la roquette en vol après un temps déterminé, en cas de raté. Un grand nombre de ces lanceurs « Föhn »« furent déployés à travers l’Allemagne. Vers la fin de la guerre, quelques-uns furent même reconvertis en armes de marquage pour l’artillerie et il semble même que certains aient été utilisés en 1945 comme armes antichars pour interdire le franchissement de certains cours d’eau à l’armée rouge. Une batterie de 24 roquettes Föhn fut également testée et installée dans le nez de l’intercepteur-fusée Bachem Ba-349 « Natter », parallèlement à d’autres systèmes d’armes comme la roquette R4M. Durant le lancement du Natter, cette batterie frontale était protégée par un dôme en plexiglas que le pilote larguait une fois parvenu en altitude, avant de fondre sur les formations de bombardiers pour tirer à bout portant ses roquettes en une seule salve… Là encore, le concept fit long feu, la précision du tir étant toute relative vu la formidable vitesse de l’avion-fusée. Celui-ci ne fut d’ailleurs jamais développé, le premier prototype ayant tué son pilote…

Caractéristiques
Type Lanceur de roquettes antiaérien
Nom « FÖHN »
Nombre de logements 35 roquettes (5 x 7 logements)
Calibre 7,3 cm
Projectiles Roquettes non guidées 7.3 cm R. Sprgr. (H.E.)
Vitesse des projectiles 1360 km/h
Durée de la combustion 9 dixièmes de secondes
Explosifs de l’ogive « 95 » (55% de RDX, 40% de TNT, 5% de WAX)
Débattement horizontal 360°
Débattement vertical -10° (tir en dépression) à + 90° (vertical)
Utilisation Sur plateforme mobile ou sur socle fixe …

 
 

          
  
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