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[orkan]           

  ROQUETTE R4M « ORKAN »

La R4M « Orkan» (ouragan) était une roquette air-air non guidée, mise au point par la Luftwaffe à la fin de la guerre pour augmenter la puissance de feu des chasseurs et optimiser les chances de toucher. Elle avait été baptisée ORKAN (ouragan) en raison de l’important tourbillon de fumée qui suivait sa trajectoire. Il était prévu qu’elle constitue l’armement de base des nouveaux chasseurs à réaction et elle fut même adoptée par les derniers chasseurs à pistons classiques. Quelques unités combattantes évoluant sur Me-262 ou Fw-190 en furent équipées dans les derniers mois de la guerre. Ces unités obtinrent des résultats spectaculaires contre les bombardiers. Ces roquettes, d’un poids de 4 kg, pouvaient également être tirées contre des buts terrestres, comme des blindés ou des véhicules, dans le cadre de mission d’attaque ou d’appui au sol. Origines du projet La R4M fut développée comme une alternative permettant de s’affranchir des lourds canons de bord, devenus de plus en plus pesants et encombrants au fil de la guerre. Cette fuite en avant avait commencé avec le canon de 20 mm MG 151/20 qui s’avéra très vite insuffisant à l’usage. En moyenne, il fallait en effet 23 coups au but pour réussir à abattre une « Forteresse volante » B-17, performance assez difficile à réaliser en opération, surtout avec des avions à réaction. Les Allemands remplacèrent donc le 20 mm par le canon de 30 mm MK-108 fabriqué par Rheinmetall-Borsig, dont 3 coups suffisaient pour abattre un bombardier. Toutefois, le MK-108 avait les défauts de ses qualités : il était beaucoup plus lourd et permettait d’embarquer moins de munitions, ce qui réduisait le nombre de passes que le chasseur pouvait effectuer. Il souffrait surtout de la trop faible vitesse initiale de l’obus de 30 mm dont la trajectoire parabolique perdait très vite en précision. Ce grave défaut obligeait les chasseurs à s’approcher très près des lourds quadrimoteurs, avec le risque d’être eux-mêmes abattu par les armes de bord. Ce défaut fut corrigé sur le canon de 30 mm MK-103, plus puissant et qui avait une plus grande portée ; mais son poids et son encombrement était encore plus conséquent que son prédécesseur, ce qui réduisait encore la réserve de munitions embarquées. Développement et description de la R4M En 1944, le RLM se résolut donc à doter ses futurs chasseurs de roquettes autopropulsées par un petit moteur à poudre. La conception de l’engin fut le fruit d’une étroite collaboration entre Fritz Heber, patron de la firme Heber à Osterode, et Deutschen Waffen- und Munitions-Werken. Baptisée R4M (R= Rakete, 4 = poids de 4kg, M = Minenkopf), il s’agissait d’une roquette non guidée de 82 cm de longueur, équipée d’une tête de 55 mm bourrée de 400 grammes d’explosifs à haut pouvoir détonnant. Cette charge avait été calculée pour permettre d’abattre un bombardier en un seul coup. Il était prévu de tirer ces roquettes à une distance de sécurité de 1000 mètres, ce qui permettait au chasseur de rester hors de portée des armes de bord des bombardiers. Deux types de têtes explosives interchangeables avaient été élaborées pour la R4M : le Panzerblitz III renfermant 0.4 kg d’explosifs (Hexogène), destinée à un usage antiaérien, et le Panzerblitz II, une version antichars à charge creuse prévue pour l’appui et l’attaque au sol, de conception très similaire à l’ogive du Panzerschreck. Le corps de la roquette était formé par un simple tube d’acier de 5,5 cm de diamètre. La propulsion était assurée par un carburant solide (poudre) contenu dans la partie arrière de l’engin. Sa durée de combustion correspondait à une distance d’engagement maximale de 1500 à 1800 mètres. L’allumage était déclenché électriquement par le pilote, en pressant sur un bouton dans le cockpit. Mode opératoire Les roquettes étaient fixées par douze sur des rampes en bois boulonnées sous les ailes des chasseurs qui pouvaient ainsi en emporter vingt-quatre en mission. Lors de la mise à feu, elles coulissaient le long de rails métalliques qui servaient de guide et filaient ensuite tout droit. La stabilisation de la trajectoire était assurée par 8 ailerons fixés à l’extrémité arrière qui se déployaient automatiquement en éventail dès que la roquette quittait la rampe. Leur déploiement était déclenché par la libération de l’ailette supérieure coulissant le long du rail qui maintenait les 7 autres ailettes repliées par un fil qui était rompu lorsque l’ailette supérieure se déployait sous l’effet d’un puissant ressort. Les chances de toucher étaient augmentées par une fusée de proximité logée dans la tête de l’engin, qui déclenchait automatiquement l’explosion dès qu’elle détectait une masse métallique, même si la roquette ne percutait pas directement la cible. Les 24 roquettes embarquées sous les ailes étaient tirées en une seule fois, de façon à saturer un secteur de 15 à 30 mètres de largeur à une distance de 1000 mètres, ce qui permettait de garantir au moins un touché sur une formation compacte de bombardiers. Un dispositif déclenchait le tir en 4 salves de 6 roquettes, à des intervalles de 0,07 secondes. Utilisation opérationnelle La Luftwaffe passa commandes de 20 000 roquettes R4M, mais seules 12 000 purent être fabriquées avant la fin du conflit. Elles furent livrées dans les dernières semaines de la guerre, ce qui réduisit considérablement leur utilisation, car à cette époque la plupart des avions étaient déjà cloués au sol par manque de carburant. Seul un petit nombre de roquettes R4M furent utilisées en opération durant les derniers jours de la guerre. En mars 1945, une soixantaine de Me-262 à réaction et quelques avions-fusées Me-163 « Komet » du Jagdverband 44 (JV 44 « Galland ») en furent équipés pour effectuer des sorties opérationnelles, de même qu’un certain nombre de Focke-Wulf Fw-190 spécialisés dans des missions d’attaques au sol. Lors des premiers essais, il s’avéra rapidement que les roquettes suivaient la même trajectoire balistique que les obus de 30 mm, ce qui permit d’utiliser sans modification les viseurs REVI déjà en place sur les appareils. Les résultats ne se firent pas attendre et furent…époustouflants ! En mars 1945, six Me-262 armés de roquettes R4M, basés au centre d’essai d’Oberammergau (Bavière) et conduits par le général Gordon Gollob, abattirent quatorze « Forteresses volantes » B-17 en une seule mission. En avril 1945, trente bombardiers B-17 de plus furent descendus par des Me-262 armés de R4M, tandis que ceux-ci ne déploraient la perte que de 3 appareils. Toujours au mois d’avril, vingt-quatre chasseurs Fw-190 équipés de roquettes R4M réussirent à abattre 40 « Forteresses volantes » au cours d’une seule mission d’interception. En revanche, aucun succès n’a été revendiqué par les Me-163 équipés de roquettes, sans doute du fait de leur trop grande vélocité qui les empêchaient de bien ajuster leur cible. A l’usage, les R4-M se révélèrent toutefois peu faciles à utiliser. Les pilotes évoluant sur Me-262 à réaction déploraient notamment l’absence d’un système d’autoguidage, vu la difficulté d’encadrer la cible dans leur viseur lorsqu’ils effectuaient des passes à haute vitesse. Durant les premiers engagements, les pilotes inexpérimentés manquèrent notamment leur cible pour avoir tiré leurs roquettes à la distance d’engagement prescrite de 1000 mètres. A l’usage, il s’avéra très rapidement préférable de les tirer à 600 mètres de distance pour avoir une bonne chance de toucher. Après-guerre, les Américains s’inspirèrent de la R4M pour créer le projectile de 2,75 pouces (70 mm) FFAR (Mk 4 Fin-Folding Aerial Rocket) et l’engin de 5 pouces (127 mm) ZUNI. …

 
 

          
  
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